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Godzilla : Kingdom of Monsters #1-9

mardi 3 janvier 2012, par Mathieu Doublet

(IDW Comics / Eric Powell, Tracy Marsh & Jason Ciaramella / Phil Hester & Victor Santos)


Japon, une plage et un frère et une soeur qui jouent dessus. Soudain, le sable se soulève et le désir du garçon de voir un monstre se voit réalisé. Le seul souci, c’est ce que sont aussi les deux premières victimes d’un Godzilla prêt à tout pour faire le plus de dégâts possibles. Un peu partout sur Terre, des monstres aux proportions équivalentes surgissent et provoquent des destructions massives. Les humains ont beau y faire, rien ne fonctionne, ni les têtes nucléaires, ni les missiles poison, ces armes se retournant le plus souvent contre les minuscules mammifères.

Nouvelle franchise pour IDW (qui s’est déjà offerte Transformers, G.I. Joe ou encore Ghostbusters), cette première série de Godzilla avait un sacré potentiel avec Eric Powell au scénario. Finalement, le père du Goon ne sera là que pendant les huit premiers numéros de cette série régulière en compagnie d’une co-scénariste, Tracy Marsh. Je crois que j’attendais trop de ce titre alors qu’un comics avec Godzilla ne peut finalement se résumer qu’à une chose : des explosions et des cris. C’est finalement ce à quoi on a droit dans cette bande-dessinée sachant que Powell y ajoute forcément quelques piques vis à vis de notre monde moderne où finalement, les monstres ne sont pas les uniques menaces se baladant sur Terre. Les scénaristes réussissent même à dépeindre le portrait d’un soldat américain apolitique plutôt réussi, modèle standars du héros survivant qui aura rapidement sous ses ailes une petite fille dont la famille a été éliminée par un monstre géant (rappelant forcément une association à la Baby Cart). C’est au final plutôt réussi mais ne dure que huit numéros avec comme point d’orgue, la création de Mechagodzilla, le délire le plus énorme de cette lecture.

Par la suite, c’est Jason Ciaramella qui prend les commandes et se permet d’éclater toute la structure du scénario : en faisant du soldat une victime d’un précédent passage de Godzilla, il casse toute l’histoire. En effet, si Godzilla est déjà passé et qu’il ne refait surface que maintenant, c’est qu’il y a eu une solution dans le passé pour s’en débarasser et cette solution doit être connue par les gouvernements en place ou les spécialistes. Même dans les récits les plus rocambolesques, il faut tenir compte d’un minimum de logique. Mais en faisant en sorte que Kingdom of Monsters soit une série régulière, c’est la porte ouverte à tous les rallongements inutiles de scénario pour vendre un peu plus de papier.

Concernant les dessins, il y a aussi du changement. Phil Hester passe la main à Victor Santos après le numéro 4. Au final, les deux artistes fournissent du bon boulot et ont des styles qui se marient assez bien avec une transition que je n’ai même pas réalisé tout de suite, pris dans l’intrigue. C’est efficace, les monstres sont très réussis tout comme les humains et les scènes de destruction ont de quoi ravir l’oeil du lecteur amateur de la chose.

J’étais moyennement fan de Kingdom of Monsters sur le passage de Powell mais le neuvième numéro m’a bien montré que ça n’était pas fait pour moi, d’autant qu’à 4 dollars le numéro, le rapport qualité / prix est clairement assez bas. Je ne suivrais probablement pas cette série assez décevante ou alors peut-être à 1 dollar le numéro. John "Chew" Layman a signé une mini-série elle aussi estampillée Godzilla, on verra bien si c’est meilleur.


Pour acheter ce livre : (le premier recueil contient les numéros 1 à 4, le second du 5 au 8)

En VO :

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