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Blacksmith

mardi 27 décembre 2011, par Mathieu Doublet

(Kickstart / Malik Evans & Richard Sparkman / Alberto Muriel)

Lu sur Comixology.


Un Blacksmith, c’est un expert en armement, un type qui sait comment tuer une ou plusieurs personnes de la façon la plus efficace qui soit et de plus, si l’arme en question peut passer les différents détecteurs et être facilement effaçable, c’est encore mieux. Forcément, ce type de personnage bosse pour des personnes diverses et variées, puisque l’important, c’est surtout d’être payé. Si un sénateur américain tentant d’éloigner les armes à feu des plus jeunes vient de se faire abattre, c’est bien parce qu’un Blacksmith a trouvé le moyen de camoufler une arme dans un fauteuil pour handicapé mais que le passager du dit fauteuil n’est pas si croulant que ça.

Quant l’arme et les munitions sont analysées, il ne fait aucun doute que c’est l’un des Blacksmiths qui est à l’oeuvre. Alors l’armée américaine en compagnie du FBI va se faire un plaisir de traquer le constructeur, d’autant qu’ils ne sont pas très nombreux sur le territoire. C’est donc parti pour la chasse à Alex Malloy, celui que l’on considère comme l’artisan du massacre, même si ce dernier se vante de ne faire que des armes pour se protéger ...

La suite, ben, grosso modo, vous la devinez. Le "forgeron" (ouais, Blacksmith, ça veut dire forgeron) va être traqué, va être bien plus malin que les forces armées américaines, va débusquer le traître au sein de l’agence, va devoir sympathiser avec une jeune femme du FBI tout cela bien entendu pour blanchir son nom. Happy ending. Hop, c’est ficelé. Bon, Malik Evans et Richard Sparkman ne font pas mal leur boulot, loin de là, c’est assez fluide, il y a pas mal de scènes d’action, des personnages avec lesquels on peut sympathiser et un héros qui ne l’est pas tant que ça (il construit quand même des armes pour tuer) mais quand même il est plutôt gentil (c’est tuer pour se protéger). Le souci de tout cela, c’est que j’ai plus eu l’impression de voir le pilote d’une série télévisée plutôt qu’un comic-book. Dès les mots "The End" lus, on voit rapidement que le duo Blacksmith / jolie agent du FBI peut fonctionner et qu’ils travailleraient bien ensemble, pourquoi pas sur l’arrivée de nouveaux Blacksmiths sans scrupules ... Du coup, tout cela donne un véritable sentiment d’inachevé et surtout ne permet pas à ce comic-book de sortir du lot.

Ce que Blacksmith aura permis, c’est surtout de voir le travail d’Alberto Muriel. L’artiste brésilien montre qu’il en a sous le crayon même si certaines cases sont aussi synonymes de premiers travaux. Ses personnages ont de la personnalité, ses planches pas mal de dynamisme, et les cadrages et la mise en page suffisamment bien trouvés pour qu’on ne s’aperçoive que trop tard de la cruelle absence de décors (sachant que tout la dernière partie se passe soit de nuit, soit dans des sous-sols peu éclairés, ça facilite aussi l’affaire). Il n’y a plus qu’à espérer que le dessinateur trouve ses marques et continue de s’améliorer (le label IDW semble y croire puisqu’il dessine les adaptations de Legion Prophets ou encore de l’Agence Tous Risques ainsi qu’un numéro de Snake Eyes, une spin-off de G.I. Joe.

En ce qui nous concerne, ce Blacksmith est donc un comic-book moyen. Ni bon, ni mauvais. Donc malheureusement, sans rien à voir de particulier.


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