Onirique Comics 7.1

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Vampirella Archives One

mercredi 21 décembre 2011, par Mathieu Doublet

(Dynamite / Terri Abrahms, Forrest J. Ackerman, Vern Bennett, T. Casey Brennan, Richard Carnell, Nicoli Cuti, Gardner Fox, Don Glut, Billy Graham, Larry Herndnon, Al Hewetson, Bill Parente, R. Michael Rosen, Doug Moench, Buddy Saunders, Tom Sutton & Bill Warren / Neal Adams, Dan Atkins, William Barry, Frank Bolle, Ernie Colon, Reed Crandall, John Fantucchio, Billy Graham, Jerry Grandenetti, Jeff Jones, Dick Piscopo, Ed Robbins, Mike Royer, Jack Sparling, David StClair, Tom Sutton, Tony Tallarico & Tony Williamsune)

Ce recueil reprend les numéros 1 à 7 de Vampirella Magazine, série publiée par Warren Comics dans les années 70.

Alors que Dynamite reprend les séries Vampirella en leur redonnant un coup de jeune et d’intérêt (chose qu’Harris n’a pas réussi à faire avec la licence), l’éditeur en profite pour représenter aux lecteurs les premiers numéros de la revue éponyme. Un peu moins de 400 pages pour 7 numéros composés quasi-uniquement par de la bande dessinée. Au programme : vampires, loups-garous, monstres divers, mais aussi récits spatiaux et voyages jusque dans des contrées préhistoriques (ou tout comme). Hé oui, Vampirella Magazine n’est pas encore une revue totalement dédiée à la demoiselle de Drakulon.
Vampi fera bien entendu partie des récits des deux premiers numéros mais par la suite, elle agira comme le gardien de la crypte, introduisant et concluant les différents récits. Des récits courts (le plus long fait peut-être 10 pages) qui font la part belle à des scènes choc pour un scénario assez mince. Bon, si les scénaristes d’aujourd’hui devaient écrire les histoires contenues dans ce livre, nul doute qu’ils prendraient 22 pages et que le sentiment de vide serait encore plus présent. En l’occurance, les récits qui nous intéressent ressemblent beaucoup à ceux publiés par EC Comics dans leurs différentes anthologies (Tales From The Crypt, Vault of Horror ou Haunt of Fear) avec cependant un goût d’inachevé. Le plus souvent, si la chute garde une jolie sensation d’humour noir et de cynisme - avec un poil de justice, les méchants étant souvent punis - elle arrive trop rapidement, avec une ellipse bien trop grande pour pouvoir profiter du récit. Je me suis souvent surpris à penser "OK, et alors ? Que se passe-t-il ensuite ?" Hé ben, rien. Va falloir faire avec ce que tu as sous les yeux parce qu’on ne t’en donnera pas plus.

Avec cette impression d’EC Comics du pauvre, Vampirella semble mal partie. Il est heureux que les artistes qui dessinent ces histoires horrifiques ne soient pas manchots. J’ai parfois eu le sentiment que ces dessinateurs oeuvraient chez Vampirella un peu par défaut mais même si on considère que ceux-ci sont des "amateurs" (ne me jetez pas de pierres, je ne connais absolument pas les dessinateurs de cette génération mais peu de noms me semblent familiers), ils sont à cent mille lieues d’artistes amateurs qui publient maintenant. Il règne tout au long de ces Archives un parfum pop fin 60’s avec des looks, des coiffures, des comportements de personnages qui sont tout bonnement charmants. Les hommes sont forts, les femmes sont belles, les rôles sont parfois inversés, et les monstres, eux, sont toujours dépeints comme une véritable menace, parfois totalement effrayants, parfois insidieusement tentateurs.

Dommage que Dynamite ait loupé son coup lors des reproductions des planches. Je me doute que partir à la recherche des originaux était une tâche ardue et impossible à accomplir (quand on voit qu’IDW n’a pas réussi à mettre la main sur toutes les planches de Rocketeer pour son Artist’s Edition, on comprend qu’un produit commercial comme ce recueil ne bénéficie pas d’un tel traitement), que les microfilms étaient introuvables mais au final, certaines planches sont sales, des effets de couleurs sont complètement ratées et ressemblent à de mauvaises photocopies, bref, ça n’est pas toujours très joli.

Ceci étant ce premier tome de Vampirella Archives garde le parfum surrané des récits horrifiques des 70’s avec des dessinateurs suffisamment intéressants pour ne pas lacher le bouquin. Le tome 2 s’intéressera un peu plus à l’héroïne titre.


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