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Superman : The Black Ring Vol. 1

mardi 13 décembre 2011, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Paul Cornell / Pete Woods)

Ce recueil reprend les épisodes 890 à 895 de la série Action Comics.


Après les événements de Blackest Night, Lex Luthor a des envies pressantes. Heureusement que son intellect est fort, car ces envies auraient vite fait eu raison du millardaire. Ainsi donc, après la disparition des bagues noires, Luthor ne peut se résoudre à l’idée que toute cette énergie a complètement disparu et si elle est encore là, ça veut dire qu’elle peut être canalisée, par exemple, sous la forme d’une bague de pouvoir. Et s’il y a bien quelque chose que Luthor aimerait posséder, c’est ce pouvoir si puissant, si menaçant, si attirant. Alors c’est parti pour une nouvelle aventure des employés de la LexCorp qui vont devoir chercher des sources de pouvoir qui ont bien entendu déjà modifié la Terre et qui ont aussi déjà quelques adorateurs, peu inclins à voir leur possession disparaître. Heureusement que le père Luthor est un petit malin.

Tandis que Superman est embourbé dans ses histoires kryptoniennes (de New Krypton à War of the Supermen), le titre Action Comics se voit privé de Nightwing et Flamebird et donc de héros. Qu’à cela ne tienne, on va mettre le chef super-vilain en couverture et en héros de la prochaine saga. Voilà ce qui est passé par la tête des éditeurs supermaniens et Paul Cornell, scénariste anglais. Le résultat est réjouissant : forcément, on sort du cadre idéal du super-héros et voir comment un super-vilain agit est toujours attrayant. D’autant que Luthor est du genre "personnage à toujours avoir un tour dans son sac", ce qui le rend forcément plus malin que les autres et du coup, permet des retournements de situations sympathiques. Etant donné aussi qu’il y a moult robots et autres cyborgs dans son entourage, cela va forcément induire pas mal de faux-semblants, y compris pour le lecteur.
Il faut dire aussi que Cornell utilise quand même une idée agréable : il faut du fun dans les comics. Et du fun, il va y en avoir dès le début de The Black Ring avec l’apparition d’un adversaire minuscule mais assez balèze sauf bien entendu face au chauve qui est très maître de lui-même. Derrière tout ce fun, il y a aussi des considérations plus grandes, plus épiques dans le plus pur style de saga super-héroïque. Le dernier épisode de ce recueil, mettant en scène Death des Endless - on sentait déjà pas mal le rapprochement entre les univers DC et Vertigo, en est un autre parfait exemple.

Pete Woods rend toujours de très jolies planches, garde sa marque de fabrique avec des héros bien détachés des décors grâce à un encrage un peu plus épais de ses traits et les quelques artistes qui donnent un coup de main (Cafu & Bit, pere perez, Sean Chen & Wayne Faucher) se font très discrets et permettent une belle homogénéité tout au long du recueil. C’est beau, c’est clair, c’est relativement pauvre en décor (mais le coloriste Brad Anderson fait tout pour qu’on ne le voit pas, bref, ça se lit très facilement.

Cette première partie de The Black Ring m’a beaucoup plu. Il me semble que le run de Cornell ne se termine pas tout à fait comme il l’avait souhaité, suite à divers changement de la part de l’équipe éditoriale. The Black Ring devrait donc moins bien se terminer qu’elle avait commencée. Ceci étant le début est déjà une bonne lecture en elle-même, et si on ne devrait pas avoir réponse à toutes les questions démarrées, on devrait quand même avoir droit à une histoire très lisible.


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