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The Homeland Directive

samedi 19 novembre 2011, par Mathieu Doublet

(Top Shelf / Robert Venditti / Mike Huddleston)

Lu sur Comixology.

Le docteur Laura Regan est une scientifique spécialisée dans la bactériologie et toute autre sorte de virus. Quand elle décide de prendre l’avion à la place de son collègue qui est plus porté sur les recherches et moins sur les relations publiques, elle ne se doute pas qu’elle vient de s’accorder quelques heures de vie supplémentaires. Elle aura même le bonheur de trouver trois agents fédéraux de différents services pour lui accorder une protection sans
laquelle elle aurait pu longtemps passer l’arme à gauche. Reste à savoir pourquoi la scientifique est la cible d’assassins, pourquoi ses protecteurs semblent être très discrets et ne pas faire appel à leur hiérarchie et si ce cas de toux super compliqué et semblant fatal est si isolé que cela.

Après The Surrogates (Clones en VF), Robert Venditti continue son approche de sujets d’actualités, même si pour The Homeland Directive, on est clairement dans un contexte beaucoup plus contemporain. Toute la question du bouquin est de savoir entre la liberté et la sécurité, ce que le peuple veut et surtout ce que les dirigeants veulent, quitte à prendre des décisions pour le moins extrêmes. A ce petit jeu, Venditti s’en sort vraiment bien écrivant ce qui pourrait vraisemblablement ressembler à un épisode de 24 (heures chrono) mais sans les longueurs. Le tout va très très vite, les informations autant que les personnages qui, connaissant l’affaire dans laquelle ils se sont empêtrés, ont quelques longueurs d’avance sur leurs poursuivants. On n’a pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages mais ceux-ci ont pourtant des personnalités distinctes et complémentaires ce qui permet de dérouler le récit de manière très fluide et sans contre-temps ou autre intrigue qui ne serait pas résolue. Il y aura aussi bien entendu quelques moments de politique et ce sont bien entendu ces épisodes qui font le plus froid sans le dos puisque ce sont ceux qui semblent le plus réalistes.

Si j’ai pris The Homeland Directive, c’est certainement grâce à la présence de Mike Huddleston (Gen13 mais aussi Deep Sleeper, The Coffin ...). L’artiste emploie à loisir différentes techniques de dessin : on est parfois dans un dessin colorisé à l’encre qui donne des effets d’aquarelle, parfois avec des utilisations de trames et d’un couple crayon / encre nettement plus classique, et parfois même dans le collage (à se demander si Huddleston sait dessiner des oiseaux ou s’il se dit qu’il aura un meilleur résultat en copiant collant quelques images). Il n’y a pas vraiment de règle à l’utilisation des techniques (sauf peut-être pour les cases au lavis qui sont celles où les politiques apparaissent, avec un président fort heureusement toujours représenté à contre-jour) mais cela apporte un genre plutôt sympathique qui réveille l’oeil. Quant au trait, je le rapprocherais toujours de ce que faisait Alberto Varanda à ses débuts. Autant dire que c’est plaisant à lire.

The Homeland Directive est donc un récit de politique fiction avec pas mal de scènes d’action qui va direct là où ça fait mal et qui dit bien ce qu’il souhaite sans faire de fioritures. 130 pages de bonne lecture donc.


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