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Hellboy TPB 2 : Wake the Devil

vendredi 11 novembre 2011, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Mike Mignola)


Howard Steinman était un allemand qui s’était réfugié en Amérique après la guerre et qui a trouvé le moyen de survivre à travers une petite attraction de monstres de foire attirant pas mal de monde un tant soit peu intéressé par l’ésotérisme. Et si le BPRD enquête sur sa mort, c’est que dans son musée de cire, seul la caisse étiquetée #666 et portant le nom de Giurescu manque à l’appel. Or la statue du monsieur est toujours à sa place. Se pourrait-il qu’on ait tué un homme pour une caisse vide ou bien est-ce que la caisse contenait quelque chose de précieux ? Sachant que le Giurescu en question a connu de nombreuses guerres qu’il a toujours démarrées intact après une petite cure de jouvence en terre maternelle, sachant qu’il est dénommé par un ancien détective du paranormal comme étant un vampire, c’est pile poil le secteur de la bande à Hellboy qui va donc devoir faire un petit tour en Roumanie. Sans se douter qu’un ancien ennemi est mêlé à l’affaire et qu’il a des alliés bien planqués et proches du BPRD.

"Deuxième" tome de Hellboy, Wake the Devil est un parfait complèment à Seed of Destruction puisque le grand vilain qui revient n’est autre que Raspoutine (je vous rassure, on le rencontre dès la première page, ça n’est pas franchement un spoiler). De quoi continuer l’affrontement entre le mystique et Hellboy qui va vivre une aventure toujours aussi palpitante même si très douleureuse. Mike Mignola fait en sorte de libérer une partie de son personnage de questions qui, tant qu’on n’en parle pas, ne l’empêche pas de dormir. Si beaucoup de zones d’ombres subsistent, c’est déjà un tournant dans la vie du grand cornu (qui vous rappellera certainement une scène dans le premier film réalisé par Guillermo Del Toro. Pour le reste, Mignola utilise toujours les éléments qui font le bonheur des lecteurs : action, monstres disproportionnés, créatures soit mythologiques, soit issues d’une technologie hallucinante, et le flegme d’Hellboy face à tout ce qui lui arrive. A contrario, s’il faut trouver des moments un peu plus mélancoliques, ce sont les personnages féminins qui en font les frais qu’elles soient du bon ou du mauvais côté d’ailleurs.

J’ai du mal à évaluer le boulot graphique de Mignola, à savoir quels progrès il a réalisés, comment était son trait par rapport à maintenant, etc ... La faute en est certainement au fait que je ne suis pas suffisamment l’auteur d’assez près. Donc je vais aller dans les lieux communs en disant que c’est toujours aussi particulier, que Mignola utilise toujours des zones d’ombres et des lignes faussement simples, que le résultat est toujours aussi prenant et que même si on n’aime pas, on se prête à suivre l’histoire avec beaucoup de bonheur et que le dessin n’atténue pas ce fait.

Bref, Wake the Devil est aussi heureux à lire que son prédécesseur. Mignola a une bonne formule qui mêle horreur, action et humour, aussi noir est-il. Un classique du comic-book.


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En VF : (chez Delcourt)