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New York Comic-Con 2011 (du 13 au 16 octobre 2011)

mardi 25 octobre 2011, par Mathieu Doublet

Bon je mets du 13 au 16 octobre parce que ce sont les dates officielles mais mon travail m’a empêché d’assister à la demi-journée du jeudi et j’ai préféré ne pas faire le dimanche matin à la convention pour pouvoir visiter l’Empire State Building.


Jeudi :

Pas bien dans l’avion, je suis descendu à l’hôtel et n’ait pas eu le courage d’aller à la petite fête organisée rituellement par le CBDLF. J’ai d’ailleurs loupée la demi-journée pro qui se passait l’après-midi ainsi que le concert d’ouverture. Ca m’apprendra à manger trop gras. Cette année, je retourne au Park Central qui était l’hôtel de ma première convention. La chambre est propre mais on voit qu’elle a souffert et qu’elle n’a pas été restaurée. Le service est heureusement à la hauteur, je repère la pharmacie (qui fait aussi office d’épicerie, je le rappelle) et m’achète de quoi manger. J’ai même l’ occasion de regarder The Big Bang Theory en direct et comme ils passent deux épisodes à la suite (le nouveau et un ancien), cela confirme le sentiment que la série a connu des jours nettement meilleurs.

Vendredi :

Alors qu’il avait fait beau et chaud toute la semaine, il a plu le jeudi et le vendredi avec pas mal de chaleur d’ailleurs. Ca sentait l’orage et ça n’a pas loupé, entre jeudi et vendredi, orage et déluge. L’organisateur du NYCC avait bien annoncé qu’il n’y aurait pas de queue à l’intérieur du bâtiment et qu’il valait donc mieux se pointer après 10h, heure d’ouverture où une partie du public aura déjà intégré la convention. j’ai donc décidé de ne pas me ruer sur les premiers bus d’autant que je me suis rendu compte ne pas être du tout préparé : je n’avais pas mon code barre (ou tout du moins seulement en page HTML sans les images ce qui est plutôt embêtant). me voilà donc à imprimer mon billet à l’hôtel et sans regarder où se trouve la navette à aller où elle se trouvait il y a deux ans. Facheuse erreur, puisque l’endroit avait changé. Sauf qu’à l’hôtel, ils ont mis un petit moment à me trouver l’info et les bus passant toutes les 20 minutes (officiellement), je suis arrivé très très tard. J’ai eu aussi la sotte idée de vouloir tenter l’expérience VIP, ce qui s’est aussi révélé une belle erreur. pas besoin du porte-manteau ou de la consigne, staff pas franchement à la hauteur de ce qu’on pourrait concevoir comme un service VIP et cadeaux bonus super maigres : l’affiche signée par les artistes qui l’ont créée sauf un qui était malade, un seul comic-book exclusif à la convention et un sac en tissu rouge. Alors oui, il y avait aussi des tickets pour avoir des signatures particulières, enfin surtout pour les mangas. Dommage pour moi, je n’avais pas pris mon tome de Fairy Tail que j’aurais pu faire dédicacer. Pour les signatures comics exclusives par contre, pas de ticket et donc pas d’infos sur les horaires. Alors les signatures exclusives, c’était Frank Quitely et Matt Fraction avec une limite d’un seul objet à faire signer par participant. Si vous trouvez ça déjà pas mal, l’année précédente, c’était Stan Lee qui faisait une signature exceptionnelle. Pas tout à fait le même calibre.

Alors le VIP lounge, d’ailleurs, pour le trouver, ça a été difficile, des gens du staff m’ont même fait parcourir le centre de long en large au moins trois fois alors qu’une aurait suffit et j’ai aussi fait deux fois la queue alors que le ticket était justement supposé faire en sorte que les choses se passent très vite. Autant dire que pour un début, je l’avais un peu mauvaise. Je me rue là où il y a les panels, les présentations faites par les professionnels aux fans. Alors pour faire simple, l’endroit où se trouvent les "VIPs" et puis l’endroit des panels sont encore une fois à l’extrême l’un de l’autre donc c’est reparti pour un petit tour, toujours chargé comme un baudet avec mes bouquins à faire signer.

J’arrive enfin au panel Kickstarter, cette plateforme qui permet à des auteurs de faire financer leur projet par les lecteurs en échange de récompenses suivant l’argent investi. Si ça vous branche, ça se passe ici : http://www.kickstarter.com , il y a des projets dans tous les domaines créatifs. Il y avait à bord Jimmy Palmiotti (pour Queen Crab) et Jeremy Bastian (pour le TPB de Cursed Pirate Girl) ainsi que d’autres personnes. Le tout était assez bien modéré et chacun a pu montrer comment il avait vécu l’expérience Kickstarter sachant que tous les projets présentés étaient des projets ayant atteint leur objectif, voire l’ayant beaucoup dépassé. Quelques statistiques très utiles après pour quelqu’un qui voudrait se lancer dans l’aventure (pas besoin de me les demander, les projets Kickstarter sont pour l’instant réservés aux créateurs américains), le panel est déjà terminé.

Pas le temps de souffler, il est déjà l’heure d’aller rencontrer David Petersen et Luke Crane pour la démo du jeu de rôle adapté de Mouse Guard (Légendes de la garde souris en VF). Au départ, je ne voyais pas vraiment comment Archaia allait mettre en place la démo. Il me semblait bien qu’ils avaient pas mal de place l’année dernière mais quand même, une table pour accueilleir plusieurs joueurs ... Ben en fait, la démo se fait sur un coin de table et se fait rapidement. Vu que je connais un peu le principe du jeu de rôle, j’ai certainement dû avoir droit à une version "réduite" de la démo. Et c’est donc surtout au système de jeu auquel j’ai droit. Très clairement expliqué, le système fait une belle part au role-playing et on sent bien que les deux créateurs en ont fait et sont plus dans l’incarnation de personnages que dans le gonflage de statistiques et le gain de niveau d’expérience. Pile poil ma conception du JdR.
J’ai pris la boîte tout d’abord parce que David Petersen en parlait sur son blog et que le visuel me plaisait bien. Et donc qu’y trouve-t-on ? Cinq pions souris et une carte des territoires, des cartes Actions, Armes, Etat de santé, dix dés customisés pour le jeu, des fiches vierges à la fois pour le joueur mais aussi pour le maître de jeu, un écran, des missions et bien entendu le livre de règle (couverture souple). Il y a bien entendu moyen de ne jouer qu’avec le livre de règles, le reste des éléments étant plus pour un confort de jeu supplémentaire que des éléments indispensables. Belle boîte assez épaisse et assez lourde mais qui ravira les joueurs à n’en pas douter.

Pour le coup, ça m’aura fait zapper la diffusion du pilote de Locke & Key, série télévision avortée. Grosse tranche de temps libre qui va donc me permettre de me consacrer surtout à l’Artist Alley histoire de faire signer mes bouquins. Je ne me souviens absolument plus dans quel sens j’ai pris le bouzin donc disons que je suis allé d’abord voir les gens chez qui j’avais commandé des dessins. D’abord, Victor Kalvachev, l’auteur de la série Blue Estate chez Image Comics. Le monsieur a l’air un peu crevé (et je peux le comprendre vu l’état dans lequel j’étais). Il me donne ma commande, superbe personnage avec la colorisation en prime pour le même prix. Je lui prends un exemplaire de Pherone (un autre bouquin publié en épisodes dans la revue Heavy Metal) et apprend que Blue Estate est traduite en VF chez Ankama. Direction ensuite Stéphanie Hans, artiste française qui fait des couvertures chez Marvel ainsi que Katie Osowiecki, afin de récupérer les deux commandes : une Poison Ivy et une Catwoman toutes deux très jolies. Je discute un peu avec Mlle Hans et continue mon chemin. Je suis à la recherche de Jackalope Pictures LLC qui est en fait la maison d’édition responsable du comics Electrolyte. Je ne le trouverai qu’après pas mal de recherche, les allées étant bizarrement composées dans la partie Small Press. Patrick Reilly me reconnaît et m’offre même les numéros 3 et 4 de la série. Je voulais les payer mais il a insisté, considérant que si j’écrivais une critique sur le site, c’était une espèce de service de presse. Toujours dans l’Artist Alley, je passe dire bonjour aux artistes que j’aime bien comme Art Balthazar et Franco Aureliani, je me fais signer The Big Amoeba (le comics qui m’a fait découvrir le boulot de Balthazar). L’artiste est agréablement surpris et me redonne les idées qu’il a pour faire la suite de ce comic-book aux allures autobiographiques. Vu que ça fait deux ans qu’il en parle, ça m’étonnerait que ça se fasse tout de suite. A leur comptoir, je leur prends le seul comic-book que je n’ai pas déjà un spécial Halloween au titre à rallonge dans la plus grande tradition indé.

C’est le vendredi que je compte aussi faire signer mon Wednesday Comics qui fait pour la seconde fois le périple Moscou-New York. J’ajouterai donc les signatures de Lee Bermejo (qui signera aussi mon Luthor), Ben Caldwell et Dave Bullock. Ce dernier me fait même un petit sketch de Deadman à l’intérieur du bouquin et c’est avec ce dernier et sa compagne que j’ai la discussion la plus longue. Mon anglais est parfait pour la compréhension mais pour parler, c’est une toute paire de manches, les mots se mélangent et globalement, même si je réussis à être compréhensible, j’ai tout de même l’impression d’être plus proche du yaourt parlant ... Je loupe Walter Simonson qui n’est pas à son poste et que je n’arriverai pas à voir par la suite. Un petit tour chez Terry Moore qui me reconnait (ça fait drôlement plaisir) et à qui je fais signer les deux Rachel Rising (j’aurais le #2 en double mais pas grave). L’occasion de lui prendre une planche de sa nouvelle série ainsi que Complete Paradise Too, les strips qu’ils publiait en même temps que Strangers in Paradise. Vu que j’ai un RASL à faire signer, Robyn Moore m’indique que Jeff Smith, au stand attenant, signera à 16 heures. Je ferai l’impasse pour cette fois, la queue étant vraiment très longue. Vendredi je rencontrerai aussi le duo Jim McCann et Janet Lee pour me faire signer l’excellent Return of the Dapper Men qui forment un excellent tandem vraiment très sympathique. La meilleure surprise de la journée sera la rencontre à la fois de Matt Kindt et de Brian Hurtt. Je prendrai au premier tous les bouquins qu’il me manquent (un Pistolwhip, un SuperSpy et sa nouveauté, The Tooth). C’est sur ce dernier exemplaire qu’il découpe le livre (là, c’est un peu le choc !) en me disant que le tout aura plus de sens à la lecture du bouquin. Un auteur très sympathique qui est content de vori que ses bouquins sont traduits en français et qui ne semble pas trop prendre ombrage que ces adaptations ruinent le design des bouquins (comme la couverture à trou de 3 Story) sur lequel Kindt travaille pourtant beaucoup. Et puis je passe devant Brian Hurtt auquel je me présente comme "your tryptich guy") et là, paf, alors que je ne m’y attendais absolument pas, Brian me sort les deux derniers travaux de commande afin de compléter les deux ensembles de commande qu’il avait déjà commencé. Arrivent donc devant mes yeux ébahis le reste des Pet Avengers (pour accompagner Lockjaw et Thorfrog) ainsi que Catwoman (pour accompagner Poison Ivy et Harley Quinn - en bandeau sur ce site). Je lui fais signer à la fois mon TPB de The Damned et le Queen & Country Declassified. L’artiste me confie qu’en dehors des travaux avec Cullen Bunn (qui n’était pas là quand je suis passé sur leur stand), c’est ce Queen & Country qui arrive dans ses livres préférés. Petites dédicaces bien sympa sur chacun des bouquins. Ca sera vraiment le meilleur moment de toute la convention qui avait le goût d’un joli cadeau d’anniversaire (qui se passait le lendemain).

D’autres rencontres le vendredi, Paul Renaud et Philippe Brionnes qui sont sur le stand de The Art of Comics (avec quelques planches à la clé - les amateurs de planches américains sont toujours aussi fermés dans leurs choix et la première planche d’Athena par Paul Renaud est à un prix dérisoire vu le travail et le soin apporté, du coup, c’est une belle occasion pour bibi), Scott Wegener et Brian Clevinger (Atomic Robo) chez qui je prendrai un T-shirt Tesladyne du plus bel effet. Rencontre aussi de Jay Anacleto qui me dit qu’il n’est plus dentiste depuis qu’il a un boulot régulier en tant que comic-book artist. Signature de Marvels : Eye of the Camera et annonce qu’il a un nouveau projet chez Marvel ainsi que des couvertures.

Je crois avoir fait le tour du vendredi et je pars bien chargé en zappant quelques panels supplémentaires pour lesquels je n’ai pas la patience ou la force de rester. Une fois délesté dans ma chambre d’hôtel, je vais à Midtown Comics histoire de trouver des back-issues et, agréable surprise !, j’en trouve une bonne partie. :)

Samedi : passage au lounge VIP pour savoir quand passait Frank Quitely pour sa signature. Coup de pot, c’était tout de suite. J’ai donc pu faire signer mon Liberty Comics 2011 variant par Quitely. Quand je pense que la règle était de n’apporter qu’un objet à signer, que j’ai vu des personnes demander un sketch et qu’au final, il n’y avait pas grand monde, j’avoue l’avoir eu un peu mauvaise. Pour les news, Quitely bosse sur quelque chose appelé le Multiversity (oui, oui, c’est pour Marvel) et devrait ensuite bosser avec Mark Millar.

Direction Image Comics afin de dégotter un ticket pour la dédicace d’Erik Larsen (il n’y en aura finalement pas besoin) puis rencontre de Jimmy Palmiotti et Amanda Conner, la file est assez longue mais je suis patient. Je fais la queue même si je n’ai que des bouquins à faire signer et pas de dessin à demander, Jimmy est toujours aussi ouvert et enthousiaste. Je lui ai apporté le premier Time Bomb sorti chez Atlantic et il le trouve superbe. Malgré le tarif est assez cher que je souligne, il trouve que c’est quand même un bel ouvrage avec couverture dure. (Il n’empêche qu’un hardcover chez Radical ne coûtera pas 37 euros chez Amazon par exemple.) Amanda Conner réalise de superbes dessins dont une Alice en compagnie du chat de Cheschire. J’ai envie de lui demander un dessin moi aussi mais je sais qu’elle doit être au panel Image Comics et qu’il ne lui reste que peu de temps. Finalement, j’aurais dû car elle ne sera pas au panel, ce sera Jimmy Palmiotti qui révèle leur nouveau projet chez Image Comics : Captain Brooklyn. Réalisé avec Frank Tieri, le contenu se veut très drôle mais aussi très grossier. Il paraîtrait même que The Pro est très sobre à côte de Captain Brooklyn. En tout cas, il sera dans la même ambiance. Ca promet.

Passage chez Cadence Comic Art où Paolo, le gérant, me reconnait. Avec son annonce sur Twitter de planches de Jeff Lemire et Tom Fowler, je ne pouvais qu’y passer. J’y repartirai avec une planche de Jonah Hex par Lemire (pas de Essex County ou de Mr Nobody) et un dessin de Sheldon Valla pour Wildcats. Avec tout ça, c’est que je suis en retard pour le panel Image dont je viens de parler ci-dessus. Quelques annonces, dont certaines pour 2012. Le lot de questions / réponses est assez représentatif de ce que Image fournit : un espace de liberté pour les créateurs en ne s’occupant que de l’aspect logistique ce qui explique aussi que certains titres connaissent des pauses assez longues entre certains numéros. Les artistes annoncent qu’ils ont souvent un boulot à côté et que les titres conçus chez Image le sont presque uniquement pour l’amour de l’art, qu’il ne gagnent aucune rémunération jusqu’à la publication du titre et qu’il y a donc deux mois d’écart entre la production du comics et sa commercialisation (le délai des précommandes en fait). Seul Jim Valentino sur son sous-label Shadowline pousse ses créateurs à tenir le rythme (même si pour Infinite Vacation, il y a aussi beaucoup de retard). Un peu bougre pose la question des adaptations en dessin animé ou film en citant Gen13. Aie ! Le type n’avait pourtant pas tort puisque le dessin animé était sorti au moment où Gen13 était encore sous la houlette de Wildstorm / Image Comics. La modératrice du panel le rembarre assez prestement en lui rappelant que Image n’a aucun lien avec ce qui n’est pas comic-book, ce sont les créateurs qui font ce qu’ils veulent avec leur titre et qui les gère comme ils le veulent. Elle rappelle cependant qu’il y a la seconde saison de Walking Dead à venir ainsi que l’adaptation de Chew en cours.

Chez les vendeurs de back-issues, je retrouve quelques exemplaires mais pas tout ce que je cherchais. Comme le premier Hack/Slash de la nouvelle série chez Image dont Tim Seeley n’aura lui-même pas apporté d’exemplaires ("... les auteurs n’apportent plus que des trades en convention, tu sais ..." - argh ! et c’est parfois faux pour les nouvelles séries).

En me baladant près de son stand, je tombe sur Jeff Smith à qui je demande quand il signe. 11 heures, me répond-il. Et bien entendu, comme un nigaud, j’ai oublié. Ca n’est que partie remise puisque je vais au panel célébrant les 20 ans de Bone. La modératrice est une professeur de littérature qui a écrit un papier sur Bone pour son diplôme. Elle est très très enthousiaste et chauffe même la salle alors que nous faisons la queue. Hop, petit aparté. Les files dans les conventions sont très révélatrices de la renommée de l’invité. On trouve généralement de très longues files aux stands Marvel et DC où les lecteurs ont la chance d’avoir des signatures ou des dédicaces rapides et gratuites. Essayez de choper une signature de Brian Michael Bendis ou Geoff Johns demande beaucoup de patience. Et jusqu’alors, les plus longues files que j’ai vues étaient pour Robert Kirkman (le phénomène Walking Dead est tout sauf une légende) ou bien des personnalités de la télé ou du cinéma qui se sont lancées dans la création de comic-book (un bellâtre appelé Chad machin chose publiait chez Archaia et avait véritablement son public dans la poche). bref, pour jeff Smith, ce qui m’a sidéré, c’est qu’il n’avait rien à envier à toutes ses superstars tout en restant, rappelons-le, complètement indépendant. En fait, je voulais assister à sa signature vendredi après-midi mais la longue file d’attente avait fini par me décourager. Ce sera finalement samedi que je réussirai à avoir mon RASL #1 dédicacé juste avant le panel et heureusement, sans avoir à attendre trop longtemps. Au panel, par contre, il a fallu attendre et j’ai été très bien inspiré d’y aller avec de l’avance. Car tout le monde ne rentrera pas dans la salle et j’étais un des derniers "spectateurs" à avoir une place assise. Pendant le panel, Jeff Smith fait son show avec un public conquis d’avance. La modératrice réussira à lui faire cracher qu’un projet de film sur Bone est bel et bien avancé chez Warner Bros. Smith n’aime pas trop en parler parce qu’Hollywood a des méthodes de travail qui le font halluciner et qui ne correspondent pas aux siennes et ont déjà passé 5 ou 6 équipes sur le projet d’adaptation du comic-book. Cependant, le projet semble être plus qu’avancé puisque Smith et son épouse ont eu l’occasion de regarder un très court extrait du film d’animation en 3D récemment. Visiblement, ça valait grandement le coup. Espérons que la suite soit du même calibre. Tom Sniegoski était aussi de la partie puisqu’il écrit les romans illustrés crées pour l’univers de Bone. Il s’agira d’une trilogie dont le premier volume est déjà publié et le second prévu pour une sortie vers février 2012. Tenez, un truc qui me plait pendant la convention, c’est qu’on peut parler avec tout le monde. Dans la queue, j’ai eu l’occasion de discuter avec les gens qui étaient derrière moi pour se donner des conseils de lecture et causer des nouveautés. Une occasion sympathique qui arrive plus souvent qu’on ne le croit. Je continue mes petites balades en évitant le plus possible de trajets entre les petits éditeurs / Artist’s Alley et les gros vu que, comme c’est samedi, c’est vraiment la foule avec des gens qui s’arrêtent subitement pour regarder tel ou tel truc et qui bloquent le passage. J’en profite donc pour passer chez 215 Ink et Big Dog Ink afin de compléter des minis commencées. Passage aussi chez Twomorrow Publishing qui fait -40% sur le prix couverture. Du coup, je me suis pris 3 Modern Masters histoire d’agrandir la collection de cet excellent titre (pris ceux sur Jeff Smith, Mike Allred et Mark Schultz). passé aussi chez Richard Starkings qui faisait une ristourne sur les TPB et les HC d’Elephantmen avec une dédicace gratuite. J’ai été fort en me disant que ça ferait le truc de trop dans la valise (et le pire, c’est que j’ai eu raison). Un peu le même type de raisonnement chez Top Shelf (mais sans dédicace) qui fait que j’ai préféré ne pas prendre le dernier Nate Powell.

Passage aussi devant le stand de Tony Moore sur lequel j’aurai toujours vu du monde, la mode des zombies a beaucoup de bon. par contre, pas beaucoup de monde devant ses planches originales, ce qui fait que j’y arrive facilement devant. J’apprends que la planche que je convoitais coûtait 700$ parce qu’elle faisait partie du premier numéro (le second en fait, quand Heath visite la boutique d’alcools) et me rabat sur d’autres planches : une de The Exterminators et deux de Fear Agent. j’ai demandé une petite ristourne sur les planches faisant valoir que c’était mon anniversaire (ce qui était vrai) et l’épouse de Tony Moore m’a fait une petite réduc’ et m’a surtout offert des goodies : patch vestimentaire, badges, auto-collants et même une cartouche vide de shotgun dédicacée par le dessinateur. La classe Américaine ! ;)

J’avais donc bien entamé mon samedi et je me disais que je serai suffisamment fort pour rester jusqu’à la Masquerade, le grand concours de cosplay, surtout qu’avec mon passe magique, j’avais normalement un accès réservé avec une bonne place. Sauf que, juste pour le fun, je suis allé au panel Avengers qui présentait la bande-annonce sur grand écran ainsi que des questions / réponses avec certains acteurs du film. Et là, je crois que j’ai compris que je n’étais pas du tout à ma place. j’ai bien respecté les règles et pourtant j’ai eu du mal à entrer dans la salle IGN, là où il passait les films et les gros événements (comprendre avec des célébrités). Attente obligée et démarrage des festivités bien en retard alors que tout le monde était arrivé et qu’il n’y avait plus une place. Et là, le modérateur arrive et montre la bande annonce. Vous voyez les sitcoms qui le public qui hurle, qui crie, qui siffle. Hé bien, j’y ai eu droit pendant le temps de la bande-annonce (1 min 58 secondes, je viens de regarder sur Youtube). Et sachant que tout le monde crie dès qu’un personnage arrive à l’écran (même si on l’a déjà vu 3 ou 4 fois avant), je vous assure que ça a été les plus longues deux minutes de ma vie, que ça m’a bien dégoûté parce que je n’ai strictement rien entendu et que, franchement, les gars, va p’tet’ falloir arrêter la perfusion de Red Bull, ça ne vous réussis pas. Les questions étaient essentiellement posées par des jeunes filles à Tom Hiddleston (Loki), c’était assez gênant (à tel point que mêmes certains spectateurs trouvaient ça assez lourd et que même Chris Evans, pourtant beau gosse, avait l’air limite vexé ...). C’est quand une des jeunes femmes du public a annoncé être là depuis 10 heures dans le même auditorium que j’ai compris le truc : une fois rentré, pour bien profiter des stars, on ne sort plus et dommage pour ceux qui sont intéressés par tel ou tel événement. Franchement pas cool mais bon, this is USA, hein ... Du coup, comme je n’avais pas compris le message placé devant l’auditorium pour la Masquerade qui indiquait un autre lieu, je suis sorti de la salle pour ne plus jamais y revenir sachant que je ne pourrais pas profiter du spectacle ni prendre de vidéos.

Un bus était là mais avec tout le monde qui faisait la queue, je savais d’avance que j’étais cuit et je suis donc parti à la recherche d’un taxi, ce qui s’est révélé plus difficile que prévu.

Le lendemain, dimanche, ayant fait tout ce que je souhaitais, je suis plutôt allé visiter l’Empire State Building. J’ai fait la queue là encore mais j’avais moins l’impression de m’être fait berné.

Mon bilan :
- organisation un peu pourrie surtout pour un passe VIP, si je retente le coup, je me contenterai du pass pro.
- il faut vraiment que je prenne moins de comics à signer (c’est déjà ce que j’avais dit la fois précédente ...) parce que là, à l’aéroport, la valise pesait 23,4 kg et heureusement, on ne m’a pas fait payer le surplus. (D’autant que j’avais un sac avec les planches et un sac à dos avec d’autres comics dedans).
- des auteurs souvent toujours aussi sympas et des gens qui se souviennent m’avoir déjà vu. Ca fait toujours plaisir en tant que fan et ça rend l’expérience un peu plus intéressante qu’un simple rendez-vous au supermarché.
- pour la troisième fois à NY, je crois que je n’étais pas aussi excité que les fois précédentes et que la fatigue du voyage ne m’aura pas permis de profiter à 100% de la convention. Pour l’heure, je ne suis pas vraiment tenté par une quatrième édition à moins que quelque chose d’exceptionnel ne s’y produise. J’irais peut-être voir dans une autre convention, dans une autre ville, afin d’atteindre d’autres auteurs.

P.S. Ah oui, j’ai aussi rencontré Jill Thompson à qui j’ai pris la planche, là, en bas à gauche. :D

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