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Flashpoint : les tie-ins (2/3)

vendredi 21 octobre 2011, par Mathieu Doublet

Cette partie est destinée aux mini-séries qui s’intéressent aux personnages et à ce qu’ils sont devenus dans le monde de Flashpoint. Forcément, ces récits sont pour la plupart complètement anecdotique et souvent mal reliés aux événements principaux.

Deathstroke and the Curse of Ravager #1-3

(Jimmy Palmiotti / Joe Bennett, Tony Shasteen, Alex Massacci)

Deathstroke est un pirate redouté et à bord du Ravager, il cherche à retrouver Rose, sa fille. C’est pour cela qu’il pourchasse un autre pirate, Warlord. Si ce dernier n’a pas la jeune fille à bord de son navire, il sait parfaitement où elle se trouve. Et si Deathstroke a un équipage de surhommes avec lui, les choses ne vont pas se révéler si simple puisqu’il est toujours difficile de naviguer dans des eaux où on peut à tout moment être attaqué par les sujets de l’Empereur Aquaman.

Trois parties et finalement, pas mal de contenu. L’histoire est très classique et Palmiotti y met ses ingrédients habituels, histoire d’amour comprise même si celle-ci semble très simple et expéditive. Pour le reste, c’est dans le cahier des charges à la fois du récit de pirate (avec donc beaucoup d’action) et de celui de l’univers avec le numéro mettant en scène Aquaman, numéro particulièrement violent et gore.

Le tout se tient gentiment d’un point de vue graphique même si les dessinateurs ne restent pas bien longtemps sur la mini (Bennett fait le premier, Shasteen le second et partage le troisième). Rien de particulier à redire si ce n’est qu’on sent que ça tire un peu sur la fin.

Globalement, une mini complètement oubliable qui n’apporte vraiment rien au bousin.


Batman, Knight of Vengeance #1-3

(Brian Azzarello / Eduardo Risso)

Thomas Wayne est donc Batman et avec l’aide de Jim Gordon (qui connait tout du système de son ami) persuadent Harvey Dent de créer Gothan Security, une entreprise privée qui a depuis longtemps remplacé la police. Mais visiblement avec tous les tarés d’Arkham (dont une bonne partie a définitivement cessé ses activités, merci à Batman), Gotham n’est toujours pas calme. D’autant plus que ce sont les deux enfants de Dent qui viennent d’être enlevés par le Joker. Batman va devoir remettre le couvert tout en ayant la proposition de Flash en tête : avoir la possibilité de changer le monde.

Knight of Vengeance est donc la partie Batmanienne de ce gigantesque Elseworld et la première chose à noter est qu’Azzarello va bien charger chaque numéro. Je ne vois pas comment, sans gâcher certains effets de surprise, il aurait pu aller en dessous des 3 numéros. Chargé en contenu mais aussi en violence. Là encore, il y a des moments particulièrement difficiles mais bizarrement, ça passe beaucoup mieux que chez Johns. Peut-être parce que l’auteur de 100 Bullets décide de laisser la place aux images et ne surcharge pas l’info de dialogues inutiles. On voit bien que l’auteur s’est fait plaisir en changeant tout de la donne Batmanienne avec des personnages tout droit sortis d’un roman noir, une histoire où l’espoir n’aurait jamais eu droit de cité.

Risso est très bon, comme d’habitude (mis à part quelques visages à certaines occasions), garde son côté noir, pulp mais aussi sexy (les femmes sont particulièrement jolies, même Oracle étrangement - je vous laisse la surprise mais le personnage ne devrait pas être aussi joli). Les planches sont très efficaces avec des zones d’ombre qui sont bien utilisées.

Knight of Vengeance est une assez bonne surprise mais très violente et dépendant de Flashpoint, inutile de le lire indépendamment de la série mère. Et c’est aussi bien meilleur que le run effectué par Azzarello et Risso sur Batman ou même que leur mini-récit pour Wednesday Comics.


The World of Flashpoint #1-3

(Rex Ogle / Eduardo Francisco & Paulo Siqueira)

Traci est une jeune sorcière dont les dons lui proviennent de sa mère et celle-ci voit bien l’Apocalypse arriver. Seulement, Traci ne réussit à se téléporter qu’avec son père au moment de l’engloutissement de la France (et de l’Europe de l’Ouest en général). Malgré les dernières prédictions de la mère de famille, les survivants ont du mal à accepter les faits. Si Traci trouve refuge dans la magie et ses rencontres avec Madame Xanadu, son père n’a pas chômé en se joignant au conseil H.I.V.E. et il est visiblement décidé à arrêter toutes les catastrophes qui arrivent sur Terre en compagnie des autres membres. Quitte à sacrifier un bon nombre de personnes dans la foulée ...

Rex Ogle a la difficile tâche de placer un peu de magie dans tout ça. Au final, les pérégrinations de Traci 13 dans l’univers de Flashpoint semblent bien creuses, à l’image de la première partie de Brightest Day. La conclusion est des plus convenues et finalement, même si du point de vue des personnages, tout cela se tient, il est difficile du point de vue du lecteur de s’intéresser à ce qui se passe vraiment sachant que tout ce que l’on gagne, c’est de voir où en sont les versions parallèles de certains personnages déjà secondaires.

Eduardo Francisco continue son petit bonhomme de chemin chez DC après un passage dans l’univers de Superman. Il m’a semblé reconnaître dans le trait de l’artiste, pas mal d’influences, allant de Joe Madureira à Ale Garza en passant par Bernard Chang. Au final, ça n’est pas mauvais (on pourrait même rapprocher ce travail de celui qu’a effectué Gene Ha sur Project Superman) et laisse augurer du meilleur pour le futur de ce dessinateur. Ceci étant, ça n’est pas ce qui sauvera World of Flashpoint d’un désintérêt poli.

Une mini-série qui se veut incontournable de par son titre et qui est finalement complètement inutile ...


Citizen Cold #1-3

(Scott Kolins)

Central City a ... un nouveau héros. Il ne s’agit bien entendu plus de Flash (qui a donc perdu ses pouvoirs) mais de Citizen Cold, un justicier assez expéditif qui utilise des pistolets aux rayons givrants pour combattre les vilains tels Mister Freeze par exemple. Enfin, pour Freeze, disons qu’il a été pris en belle embuscade par le justicier lui-même. Un justicier qui a fort à se reprocher et qui réussit à rester méconnu et adulé des autres tant que la racaille ne reste pas longtemps dans la ville. Pourtant, les journalistes Iris et Wally West pourraient bien découvrir la triste vérité. Jusqu’où ira le justicier ?

Scott Kolins est apparemment le deuxième fan des Rogues après Geoff Johns. Quoi de plus naturel dès lors de voir ces vilains faire leur show dans leur propre mini-série. Bien évidemment conçue parce que Flash est à bord de la mini-série mère, Citizen Cold met donc tous les vilains de Central City sur le devant de la scène mais bien entendu sous un jour différent. Le seul souci, c’est que ça ne change pas grand chose à la donne surtout par rapport à d’autres mini-séries : Leonard Snart se comporte par exemple exactement comme un Batman, la seule différence étant qu’il est un ancien criminel dont la repentance est d’ailleurs loin d’être évidente.
Dans le traitement, c’est assez sympa à lire, on sent que l’auteur s’amuse comme un petit fou avec ses jouets sachant qu’il peut faire tout et n’importe quoi. Passé cette insouciance, l’histoire n’a rien de révolutionnaire et n’est faite que pour les fans des Rogues, sachant que ça n’apporte rien au récit général.

Je ne suis pas fan du style de Kolins même si j’avoue qu’il m’arrive parfois d’apprécier certaines de ses planches. Pour Citizen Cold, il est accompagné d’un coloriste qui mérite le détour, Mike Atiyeh. Ce dernier applique un mélange de colorisation classique et d’effet "peinture" assez agréable. Cela relève donc l’intérêt de la mini-série mais pas au point d’en faire l’une des meilleures productions de Flashpoint.

Mini-série amusante donc mais anecdotique.


Abin Sur, Green Lantern #1-3

(Adam Schlagman / Felipe Massafera & Robson Rocha)

Abin Sur est un Green Lantern qui a suivi les préceptes de sa soeur à la lettre : chaque vie est sacrée et il faut la protéger. Alors quand les Gardiens lui demandent d’aller chercher l’entité de la vie (la White Lantern en fait) sachant que la planète Terre va se saborder d’elle-même, Abin Sur ne peut que se résoudre à aller lui-même sauver les pauvres humains que nous sommes même si cela va en contradiction avec les plans de ses patrons ou même ceux de Sinestro, autre Green Lantern et beau-frère d’Abin Sur qui cherche auprès d’Atrocitus la prophétie du Flashpoint.

Adam Schalgman n’est pas mauvais comme scénariste et écrit de belles scènes de dialogue. Les choses suivent leur cours très logiquement jusqu’à une fin qui semble vraiment particulière puisqu’elle n’apparaîtra pas dans la série mère. Pour un semblant d’Elseworld, on peut aussi noter que les personnages ne sont pas véritablement différents de leur version habituelle et voir Atrocitus en prophète est quelque peu étrange.

Felipe Massafera s’occupe d’un peu plus des deux tiers de la mini-série. Le résultat est intéressant avec des planches détaillées qui permettent une colorisation assez intéressante. Tout cela m’a fait penser à du Daniel Acuna en moins flashy. Certains y trouveront peut-être un côté un peu plastique mais les planches m’ont beaucoup plu. Forcément quand Robson Rocha prend la main, ça n’est pas tout à fait le même refrain, les deux artistes n’ayant absolument pas la même technique. Nettement moins fin, le résultat n’est pas catastrophique mais le changement se fait tout de même sentir.

Je ne sais pas quel est le véritable intérêt de cette mini-série.


Hal Jordan #1-3

(Alan Schlagman / Ben Oliver & Cliff Richards)

Hal Jordan est un pilote pour Ferris Air qui a suivi les traces de père, mort dans un accident de pilotage. Cherchant les sensations les plus extrêmes, Jordan est forcément très mal vu de par son comportement dangereux et coûteux en terme de matériel. C’est par exemple le cas quand il détruir sciemment deux avions afin de sauver sa collègue Carol Ferris de l’attaque d’un requin humanoïde lancé à la gloire du peuple Atlantéen. Mais peu importe s’il se fait remonter les bretelles, il redécolle aussi sec et se trouve en contact avec la navette d’Abin Sur qui s’écrase sur Terre. Un nouveau destin arrive donc pour Jordan qui va devoir gagner rapidement en maturité.

Intéressant de voir Jordan sans sa bague de Lantern (puisqu’Abin Sur s’en sort comme on a pu le voir dans sa propre mini-série et dans Flashpoint) même si le scénario d’Alan Schlagman met du temps à démarrer et ne diffère pas des origines standard du héros. C’est peut-être ce qu’il y a de plus gênant dans cette histoire, c’est qu’elle a beau être bien écrite, elle n’apporte pas grand chose de plus au cours de l’histoire si ce n’est coller une rustine d’anti-Deus Ex Machina sur la mini-série mère.

Ben Oliver et Cliff Richards réalisent des numéros sympathiques avec un graphisme très photo-réaliste, on verra même un clin d’oeil au film Green Lantern puisque Jordan père ressemble beaucoup à Ryan Reynolds. Il y a de l’action comme il se convient et des personnages expressifs.

Une lecture peut-être pas indispensable mais qui se laisse lire et qui est bien au dessus d’autres titres liés à Flashpoint.


Deadman & The Flying Graysons #1-3

(J.T. Krul / Mikel Janin & Fabrizio Fiorentino)

Boston Brand est un artiste de cirque, l’un des meilleurs mais aussi l’un des plus hautains. Pourtant, étant le clou du spectacle, tout le reste de la troupe l’accepte, ceci étant aussi le cas des Graysons, un trio de trapéziste ou du célèbre Doctor Fate avec son casque de Nabu. La troupe s’enfonce toujours plus vers l’Europe de l’Est, poussés par l’engloutissement de la France et des pays voisins. Mais après le départ du cirque, la petite ville de Kufstein se voit dévastée par les Amazones. La seule raison : savoir où sont les saltimbanques car l’un d’entre eux possède quelque chose dont les "soeurs" de Wonder Woman ont besoin.

C’est bien joli de faire dans le Elseworld mais c’est encore plus sympa quand ça change véritablement quelque chose et que la situation que l’on connait n’arrive pas. Avec l’identité changeante de Batman, le destin de Dick Grayson s’en trouve lui aussi changé mais ça n’est que pour mieux y arriver plus tard et mettre des héros qui ont pas mal de points communs ensemble. En cela, J.T. Krul réussit son coup mais si trois numéros ne valent que pour la création d’une case, d’un moment fugace, autant dire que c’est assez laborieux.

Visiblement, ce qui n’est pas simple pour les artistes de Flashpoint, c’est de dessiner trois numéros de suite. Dommage parce que Mikel Jamin a quelque chose de particulier et de sympa dans son style. Fabrizio Fiorentino passe tout de suite à quelque chose de plus classique, à la limite presque old-school et malgré les efforts des coloristes pour donner un ensemble régulier, la différence des artistes est réellement frappante.

Sachant que le casque de Nabu n’apparaît absolument pas dans Flashpoint, cette série est tout à fait dispensable.


Legion of Doom #1-3

(Adam Glass / Rodney Buchemi)

Heatwave a toujours été passionné par le feu depuis sa plus tendre enfance. Finalement, cela a pris de telles proportions qu’il veut ne faire qu’un avec l’élément. Si ses gadgets lui ont permis d’approcher le feu le plus qu’il est permis à un être humain, il a une solution pour assouvir encore plus sa soif : devenir Firestorm. Voilà Heatwave qui suit le super-héros et qui élimine l’une des deux parties afin de proposer au survivant de le faire entrer dans le corps du super-héros à la tête cramée. Sauf que tout cela est arrêté de justesse par un Cyborg jouant les Superman et sauvant tout le monde. Seul Heatwave est prévu pour être exécuté mais en attendant, il est parqué dans The Row, une prison volante construite par la Queen Enterprise. Tout cela, Heatwave l’avait prévu et il est donc bien préparé ...

Adam Glass nous raconte donc grosso modo une histoire de prison dans le monde de Flashpoint, tout cela mené par un véritable taré. Le scénariste montre en cela que faire des vilains absolument tarés et réalistes donne un sentiment de malaise assez profond. Attention les yeux, ça va charcler et pas mal de personnages en prennent pour leur grade. A part cela, ça se laisse lire et ça montre bien que Cyborg est le nouveau super-héros incontournable qui sauvera la Terre.

Rodney Buchemi signe des planches assez sympathiques et s’en sort aussi bien quand les personnages portent des costumes que quand ils sont en civil. Le dessinateur s’applique à mettre en scène toutes ces horreurs mais reste parfois hors champ. Effet renforcé sans filer la nausée au lecteur. Merci Rodney !

Legion of Doom ne sert à rien si ce n’est éventuellement à replacer Cyborg dans le Hall of Fame des super-héros mais comme c’est Heatwave qu’il affronte, ça met un peu le concept de travers. Concernant Flashpoint, aucun intérêt.


Grodd of War #1

(Sean Ryan / Ig Guara)

Pauvre Gorilla Grodd : on vient de lui annoncer que son armée a pris la dernière capitale de l’Afrique. Il est maintenant le souverain du second plus grand continent sur Terre. Pourtant, pour Grodd, il a beau avoir quelques insurgés sur le continent, ce qu’il cherche, c’est de l’action. Et quoi de plus naturel que d’aller la chercher en Europe, pile poil où Aquaman et Wonder Woman sont déjà en train de s’affronter.

C’est un one-shot, on n’en entendra plus parler par la suite, c’est franchement déprimant. Le seul bon truc à tirer, ce sont les planches d’Ig Guara tout à fait à l’aise dans le contexte. Et bien entendu, c’est extrêmement violent.


The Canterbury Cricket #1

(Mike Carlin / Rags Morales)

La Résistance n’est pas encore à son comble et les voilà la merci des Amazones qui les encercle. Comment vont-ils bien pouvoir s’en sortir ? Peut-être grâce à l’arrivée du Cricket de Canterbury, un criquet géant dont l’origine semble bel et bien divine ... Pas forcément la tasse d’Etrigan, donc.

Wow ! Ils ont quand même poussé le concept assez loin, puisqu’on est dans un one-shot tie-in d’une mini-série tie-in. Il fallait vraiment que Mike Carlin ait très très envie de se mettre à écrire pour qu’un comic book pareil soit publié. Dans le fond, il n’y a rien à reprocher à cette bande dessinée faite assez honorablement. C’est juste d’un classicisme entier et que Rags Morales ne s’esquinte pas trop.

Bref, pour ceux qui aiment les insectes et les complétistes de l’univers Flashpoint.


Green Arrow Industries #1

(Pornsak Pichetshote / Marco Castiello & Ig Guara)

Oliver Queen a des soucis, son bras droit s’est fait la malle avec tous les fonds de l’entreprise. Alors la seule solution pour continuer de brasser des dollars, c’est de confisquer les armes des super-vilains en prison, de bien les
étudier et avec un coup de reverse-engineering, de construire des armes pour les Etats-Unis. Mais Queen ignore deux choses : un, il est la cible d’un assassin passablement doué ; deux, les vilains commettent des massacres où les entreprises Queen sont localisées afin de récupérer leurs biens.

Je n’ai pas bien compris où voulait en venir Pornsak Pichetshote (et non, il ne s’agit pas d’un pseudonyme, c’est le vrai nom d’un responsable éditorial chez Vertigo) si ce n’est de montrer que peut-être le grand capital n’était pas si mauvais que ça. C’est en tout cas ce que Queen répète tout au long de ce one-shot. Finalement, vu comme le comic-book se termine, autant dire que le grand capital en prend bel et bien plein la face.

Marco Castiello ne dessine que cinq pages et laisse ensuite la place à Ig Guara. Dommage parce que le premier dessinateur montre qu’il en a sous le crayon, même si la colorisation n’est pas franchement ce que je préfère dans les pages de cette bande dessinée.. Ig Guara, quant à lui, fournit un travail efficace et classique, avec toujours la présence de la jungle dans ses planches (à défaut d’y mettre beaucoup d’animaux).

Très noir, complètement raccord avec l’univers catastrophique et dépressif de Flashpoint, Green Arrow Industries ne sert véritablement qu’à connaître le destin d’Oliver Queen dans ce nouveau monde.


Ne sachant pas comment sont réparties les mini-séries dans les différents TPB et que mon découpage est certainement différent de celui proposé par DC, je vous laisse les liens vers les 5 TPBs de tie-ins.

En VO :

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