dimanche 9 octobre 2011, par
(DC Comics / Geoff Johns & Peter J. Tomasi / Ivan Reis, Patrick Gleason, Ardian Syaf, Scott Clark & Joe Prado)
Ce livre contient les épisodes 8 à 16 de la maxi-série.
Deadman est toujours à la recherche de celui qui sera suffisamment bon pour porter la bague blanche issue de la lanterne inamovible. Il se téléporte donc sans le savoir avec Dove, ce qui va certainement mettre le père Hawk dans un sacré état. Pendant ce temps, J’onn Jonn’z se rend compte qu’il existe bel et bien une autre martienne verte (parce qu’il y en a des blancs aussi apparemment) mais que c’est une psychopathe de première. Psychopathe, c’est le mode dans lequel Carter Hall se met pour sauver sa compagne sur le monde d’Hawkworld en compagnie d’hommes-lions et d’hommes-lézards. Et pendant ce temps-là, Aquaman doit retrouver un jeune homme pour éviter une guerre entre les peuples sous-marins et terriens. Seul souci, il s’agit du fils caché de Black Manta qui, comme par hasard, est aussi dans le coin. De son côté, Firestrorm (dans sa version Ronnie + Jason) est avec le professeur Stern à la recherche du pourquoi de l’instabilité du héros. La réponse est sans appel : si les deux locataires du héros atomique n’arrivent pas à se supporter, c’est la fin du monde assurée. Mais ça n’est rien par rapport à l’arrivée ou plutôt de la sortie de la contre-partie noire de Firestorm, j’ai nommé Deathstorm qui va se faire, devinez quoi, une superbe armée de Black Lanterns.
Le jour le plus clair donc ... Si Johns et Tomasi ne s’étaient pas encore mis en mode, "attention, ça éclabousse", autant dire qu’ils s’en donnent à coeur joie dans ce second tome. Mais contrairement à la lecture du premier tome, je n’ai jamais réussi à rentrer dedans, les histoires étant toutes vouées à la terreur, la peine, la destruction, le chaos. Sans bien entendu qu’il y ait un moindre côté optimiste, celui-ci arrivera peut-être dans la dernière partie de la série (logiquement encore un volume, vu que Brightest Day dure 24 numéros). Et j’avoue que les scènes avec le Manhunter m’ont vraiment fatigué tout autant que celles avec Hawkman où il ne s’agit que de tension, de violence et de moments bien glauques et bien étalés dans le temps avec des vilains vraiment très très sordides. Reste l’aventure avec Aquaman qui est un poil plus positive et un cliffhanger assez sympatoche somme toute.
Graphiquement, c’est toujours la même équipe aux dessins et donc une équipe qui gagne même si on leur fait pas dessiner des trucs très très jolis. Pasarin est parti (vu qu’il ne dessinait que le numéro 0), Scott Clark a parfois des réminescences de ses travaux chez Wildstorm (très première période avec une volonté de copier Jim Lee et Rob Liefeld) et Patrick Gleason se permet de dessiner des héros grossissants et vieillissants - mais ne vous inquiétez pas, ils mourront dans d’horribles souffrances. Bref, c’est très visuel, c’est le cahier des charges, on ne peut pas vraiment en vouloir aux dessinateurs.
Deadman a un moment lance dans une grande double-page : "But what fun is that ?" Avec Brightest Day, c’est exactement la question que j’aimerais poser aux scénaristes et à l’équipe éditoriale de DC Comics. En quoi cet opus est-il agréable à lire ? Où sont passés les super-héros qui avaient de véritables menaces à gérer tout en se permettant quelques blagues, quelques morceaux de bravoure, qui lançaient des répliques improbables dans des situations l’étant tout autant ? Il semble que DC a atteint un nouveau cap dans la noirceur mais ils réussiront à n’en pas douter à atteindre très rapidement un nouveau fond (d’ailleurs si j’en crois les critiques de Flashpoint, c’est bel et bien le cas).
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