Onirique Comics 7.1

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Delirium’s Party

lundi 3 octobre 2011, par Mathieu Doublet

(Vertigo / Jill Thompson)

La petite Delirium des Endless se balade dans son royaume de princesse en compagnie de son chien Barabas, fait ses petites affaires toujours pleines de couleurs et de jolis sons, de véritables plaisirs pour les sens. Elle s’occupe aussi de ses frères et soeurs qu’elle appelle régulièrement à travers leurs propres sceaux. Et là, c’est une révélation pour l’ancienne Délice : sa soeur Desespoir n’a jamais souri. Alors la plus jeune des Endless décide de donner le sourire à sa grande soeur et, empêchant son compagnon de dormir, elle arrive soudain à la conclusion que ce qui fait plaisir à tout le monde, c’est une fête, une grande fête, une fête énorme avec le gâteau qui va bien et les cadeaux attenants. Du coup, Delirium met les petits plats dans les grands, invite toute la famille et fait son maximum pour apercevoir un sourire. Mais bien entendu, ça ne sera pas si facile que ça ...

Jill Thompson a contribué à la série mythique Sandman, non seulement dans la série "mère", mais aussi en peignant un court récit appelé Little Endless Storybook où Delirium tenait déjà le rôle titre en compagnie de son fidèle ami à quatre pattes. Après être passée par des essais d’adaptations mangaïsantes de l’oeuvre de Neil Gaiman (At Death’s Door ou The Dead Boys Detective), l’illustratrice revient à ses héros miniatures et à celle qui doit le plus lui ressembler. La structure de Delirium’s Party ne change pas du tout du premier opus : on est dans le domaine d’un album illustré, donc comme on en donne aux enfants mais qui ne leur serait absolument pas destiné. Alors non, il n’y a ni allusion au sexe, ni ultra-violence mais avec des personnages tels que la Mort, le Désir ou encore la Destruction, on n’est très loin de préoccupations enfantines. Si le final est évident, c’est un réel plaisir de goûter aux textes qui sonnent comme une comptine.

Thompson s’est aussi illustrée grâce à sa série Scary Godmother où elle fait preuve d’une superbe maîtrise de l’aquarelle. Pour Delirium’s party, c’est la même technique qui est employée et étant donné que Delirium est la plus "folle" des immortels, autant dire que c’est l’occasion de réaliser des illustrations plus surréalistes les unes que les autres. Beaucoup de couleurs, de détails, donc mais aussi beaucoup d’humour et de joie avec les mines déformées des héros, le pauvre Barabas qui est aux premières loges des péripéties de sa maîtresse et Despair absolument égale à elle-même et donc involontairement comique. En bonus, Jill Thompson nous montre les différentes étapes d’une de ses réalisations, dommage que le choix se soit porté sur l’une des planches les moins colorées du bouquin.

Delirium’s Party est donc le digne successeur de Little Endless Storybook avec une délicieuse aventure de Dream et toute sa famille. A conseiller aux adultes qui aiment qu’on leur raconte de jolies histoires.


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