vendredi 23 mars 2012, par
(Dynamite / Joe Harris / Jose Malaga)

Le Pussycat Club est exactement ce à quoi vous pensez : une boîte de strip-tease. Et l’attraction la plus prestigieuse n’est autre qu’une certaine Ella. S’il s’agit aussi d’une vampire, il ne s’agit pas de l’héroïne de Darkulon mais d’une véritable tueuse qui ne va pas hésiter à tuer les clients du salon privé ni les gardes du corps supposés protéger les danseuses. Et il faudra qu’une escouade de femmes masquées viennent interrompre la petite fête pour arrêter les flots de sang. Ailleurs, trois jeunes piratent des sites pour le fun et tombent sur le site de Chaos, un site visiblement porno spécialisé dans le bondage. Tiens, une invitation est lancée, pourquoi ne pas y aller ? C’est ce que se disent les jeunes qui vont en avoir pour leurs frais.
Vampirella & The Scarlet Legion est donc la deuxième série publiée par Dynamite après le relaunch de la série propre à l’héroïne tout en se déroulant avant celle-ci (j’espère que vous suivez).
Ce n’est pas Eric Trautmann qui s’y colle mais Joe Harris (Ghost Project, Spontaneous, Man-Bat, Joker’s Asylum, ...).
Celui-ci a la tâche difficile d’amener dans tout le folklore de la demoiselle vampire un nouvel acteur. Ou plutôt de nouvelles actrices
puisque la Légion Pourpre est entièrement composée de femmes. Aidées par l’ami Pendragon, elles doivent déjouer un complot des forces du chaos, forces contre lesquelles Vampirella doit se battre alors qu’elle fait partie de leur prophétie.
En tablant sur le gore, l’action et un certain fétichisme, le scénariste ne fait pas vraiment dans la dentelle mais rend une histoire assez claire
qui joue sur les codes établis de la franchise. Si le premier numéro d’introduction ne prend aucun risque et n’apporte aucune surprise, la suite est un peu plus engageante en rapportant d’autres personnages issus de la mythologie Vampirellesque et en jouant sur une incompréhension des codex trouvés par les différents personnages. La conclusion sera bien entendu un grand moment explosif avec quelques nouveaux démons mais aura la bonne idée de ne pas faire intervenir Vampi comme seule héroïne de l’histoire.
Jose Malaga est un artiste péruvien qui s’attaque donc lui aussi au mythe. Et à vrai dire, je le préfère aux artistes travaillant actuellement sur la série mère. Deux raisons à cela : tout d’abord, un trait plus dur qui rappelle la première époque de Vampirella chez Harris où le graphisme était à la fois très séduisant mais aussi moins formaté. Ca ne plaira pas à tout le monde et je pense que le trait mériterait d’être laissé en noir & blanc. Ensuite, les planches même si elles se passent dans des endroits sombres sont souvent suffisamment éclairées pour qu’on voit ce qu’il s’y passe. L’absence de décors fait que l’artiste utilise plus souvent des aplats de couleurs et non de noir, ce qui facilite la lisibilité de la planche à défaut d’être très réaliste.
Cette mini-série est donc assez agréable à lire même si elle aurait gagné à être un peu réduite. Il y a suffisamment de pistes pour qu’à un moment ou à un autre certaines parties de l’histoire resurgissent dans le cours de la série mère.
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Pour archive, mes petits paris :
Envie de lire la suite ? Oui, pourquoi pas.
Parution de la suite ? Dynamite a l’habitude d’aller jusqu’au bout de ces histoires, quitte à ce que soit une mini-série.
Parution du TPB ? Oui, visiblement.
Traduction en français ? Peut-être que Panini pourrait se lancer dans la traduction du titre vu qu’ils ont publié pas mal d’autres séries de Dynamite. Mais si c’est le cas, Scarlet Legion dépendra certainement des ventes de la série mère.