Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Image Comics > Science Dog #1-2

Science Dog #1-2

jeudi 1er septembre 2011, par Mathieu Doublet

(Image Comics - Skybound / Robert Kirkman / Cory Walker)


Si Science Dog se bat contre des assaillants extra-terrestres pour les beaux yeux de la princesse et qu’il y passe cinq mois,
le temps se déroule différemment sur Terre. Et voilà que ces deux collègues de bureau (ou de base secrète, c’est vous qui voyez)
lui annonce que cela ne fait que quarante minutes qu’il est parti. Le héros canin ferait bien une petite sieste, sauf qu’il est
encore appelé à la rescousse, car son ennemi juré, Walter, remet le couvert avec un robot géant. Le seul souci, c’est qu’à un moment,
Science disparaît et que sa disparition va poser bien des problèmes.

Science Dog est un héros tiré des pages d’Invincible (il est même le héros des comics que lit Mark). Très populaire auprès des fans de
la série, Robert Kirkman lui donne donc la vedette pour un récit en deux numéros vraiment très joli. Le premier se limite grosso modo
à ce que je vous ai raconté, les origines des personnages en plus. Quant au second, c’est une histoire de voyage dans le temps très amère
dont la conclusion est véritablement bien trouvée. Kirkman signe là un récit d’action avec une grande part de tendresse et met en scène à la
fois un héros sympathique mais qui aura terriblement souffert et pour lequel on ne peut qu’avoir de la sympathie.

C’est le premier dessinateur d’Invincible qui se charge de la mise en image et on est donc en terrain connu. Cory Walker reprend donc le héros
qu’il a co-crée et le balade aux quatre coins de l’univers. Le dessinateur ne brille pas par l’outrance de décors mais les personnages sont bien
détaillés et la mise en page vraiment très claire, efficace, sans chichis.

Science Dog est donc un moment de détente avec un petit plus qui le rend très attachant. Ne suivant pas régulièrement Invincible, je ne peux dire
si le numéro #75 (qui devait faire suite à Science Dog #1) change quelque chose ou non. En tout cas, il n’est pas indispensable à la compréhension
de l’histoire.