Onirique Comics 7.1

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Cavewoman Snow #1

samedi 1er octobre 2011, par Mathieu Doublet

(Amryl & Black Canvas Studios / Rob Durham)

Comme prévu, il fait frisqué au pays de Cavewoman, très frisqué. Notre héroïne est bien entendu toujours aussi peu vêtue ce qui lui vaut quelques commentaires de son petit ami. Après quelques moments de chaleur humaine, Bruce et elle se rendent à une réunion où la situation de Marshville se révèle compliquée. Le professeur Cook explique que pour l’instant tout va bien et qu’il y a suffisamment de nourriture pour tous mais que si la vague de froid continue, il y aura des soucis à se faire aussi bien du côté des fruits et légumes que de la chasse. Il faut donc trouver une solution et vite ...

Depuis quelques temps, la franchise Cavewoman est laissé aux soins de Rob Durham. C’est en effet cet auteur qui s’est chargé des dernières aventures de Meriem. On peut en tirer deux observations qui distingueront clairement si vous êtes encore intéressés par le titre ou non. D’un côté, Durham tente très clairement de construire et développer l’univers de Cavewoman avec une galerie
de personnages secondaires que l’on rencontre de plus en plus fréquemment. Ca peut être complètement censé pour un titre comme celui de Cavewoman qui est, de par son concept, très léger. D’un autre côté, le titre est tout sauf drôle. Et ça, c’est tout de même un véritable problème.

En fait, j’ai l’impression que Durham aime vraiment trop le titre initié par Budd Root (à quand la suite de Pangaean Sea ?) et qu’il tente de lui donner des lettres de noblesse. Déjà pour ma part, ce n’est absolument pas ce que je recherche dans un titre comme Cavewoman, je veux de l’aventure, une héroïne sexy, des dangers absolument irréels et une bonne dose d’humour avec quelques jeux de mots en plus si ça n’est pas trop demandé. Et encore, si Durham voulait faire
quelque chose de carré et sérieux, il faudrait se donner les moyens de le faire et de mieux reserrer son intrigue. Entre le fan-service des premières pages et la bataille de boules de neige assez inutile, il y a largement la place de développer quelque chose de plus prenant.

Quant au dessin, Durham s’en sort un peu mieux. Peut-être me suis-je habitué à son style ... Reste que le tout manque de relief surtout par rapport à ce que propose Budd Root quand il veut bien dessiner.

Cavewoman Snow sonne pour ma part le désintérêt que je peux porter à Cavewoman. Je suivrai le récit jusqu’à sa conclusion puis ne suivrai plus que les productions Budd Root.