Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > DC Comics > World’s Finest #1-3

World’s Finest #1-3

jeudi 18 août 2011, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Dave Gibbons / Steve Rude)


Le boulot de Batman, c’est de pourchasser les meurtriers, les voleurs, les preneurs d’otage à Gotham. Et quand un homme correspond aux trois catégories énoncées, il y a fort à parier que ce soit un sous-fifre du Joker qui donne maintenant un petit papier à manger pour se sacrifier et ne pouvoir révéler aucune information compromettante. A Metropolis, c’est le boulot de Superman. Un boulot assez ingrat car aussitôt le malfrat confié aux bons soins de la police qu’un avocat surgit et paye la caution ... au nom de Lex Luthor bien sûr. Alors quand ce dernier achète un orphelinat à la fois à Metropolis et à Gotham, tout cela sent l’embrouille à plein nez. Quand des crimes à Metropolis portent le thème des cartes à jouer, l’embrouille se complique d’autant plus et les deux héros devront se donner un petit coup de main pour mettre à mal les plans de leurs ennemis jurés.

Il y a maintenant 20 ans, Dave Gibbons décide de prendre le stylo et d’écrire la première coopération de Batman et Superman qui connaissent par ailleurs tout à fait leur identité secrète respective. Il décide donc d’écrire une aventure qui les obligera à collaborer en mettant en scène bien entendu Lex Luthor et le Joker, deux personnalités complètement différentes. De fait, Gibbons a tout l’arsenal des inverses pour jouer pendant trois épais numéros. Il y a à la fois les inverses entre héros et vilains mais aussi ceux qui entre dans chaque camp. Metropolis et Gotham sont différentes, Batman et Supermen ne sont ni entourés de la même façon (équipe pour Sup’, boulot solo pour Bats) ni utilisateurs des mêmes méthodes.
Il y a pourtant quelque chose qui les unit : leur côté orphelin. Pour Superman, cette séparation de ses parents naturels date de sa naissance tandis que celle de Batman date de sa jeunesse lorsque ses parents se font tuer dans Crime Alley. Un thème commun qui va donc entrer en intrigue fil rouge avec des responsables d’orphelinats pour le moins complexes et qui cachent eux aussi un lourd secret de famille.

Il fallait une signature du haut du panier pour illustrer un moment important dans la mythologie de DC Comics qui a d’ailleurs mis les moyens dans la réalisation du récit avec des numéros épais, disais-je donc (48 pages sans publicité) et une couverture cartonnée. Couvertures qui détonnent puisque l’artiste aux commandes n’est autre que le papa de Nexus, Steve Rude, qui réalise des couvertures peintes de toute beauté. A l’intérieur, si le style devient plus classique (comprendre qu’on n’est pas chez Alex Ross), les planches en mettent quand même plein les yeux, avec de nombreuses cases et un trait sûr de lui et diablement séduisant qui s’apparenterait presque à du Dave Stevens. Le dessinateur est à la hauteur de la tâche et les scènes d’action sont spectaculaires. Quant aux versions non masquées des personnages, elles sont tout aussi soignées dans de superbes décors.

Bref, World’s Finest, c’est un peu la base du comic-book. Un récit très agréable qui traite des caractéristiques principales des deux principaux héros de DC Comics, le tout avec une intrigue intéressante. Un classique en quelque somme.


Pour acheter ce livre :

En VO : (avec en plus une réimpression Deluxe, ça devrait en mettre plein les mirettes)

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :

En VF :

Ce récit a été repris dans les magazines "Collection Super-Héros DC" numéros 44, 46 et 48.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0