Onirique Comics 7.1

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Dwight T. Albatross’s The Goon Noir #1-3

dimanche 18 septembre 2011, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Patton Oswalt, Thomas Sniegoski, Bill Morrison, Steve Niles, John Arcudi, Scott Allie, Todd Herman, Arvid Nelson, Brian Posehn & Thomas Lennon / Eric Powell, Guy Davis, Tony Moore, Humberto Ramos, Hilary Barta, Roger Langridge, Kevin Nowlan, Ryan Sook, Bill Morrison & Mike Ploog)


Dwight T. Albatross, c’est le chieur macho limite misogyne qui a soutenu Eric Powell depuis ses débuts. Alors quand Powell a besoin de temps pour finir Chinatown et pourtant donner une dose régulière de The Goon à ses fans, Albatross se charge de recruter des artistes "bien meilleur" que Powell, tout en laissant quelques pages au créateur, histoire de bien faire la comparaison. Voilà d’où sort ce The Goon Noir qui n’est pas Noir au sens policier mais Noir au sens pas en couleurs. A travers ces trois numéros, ce sont 11 petites histoires qui nous sont proposées, celle écrite par Sniegorski et illustrée par Powell étant la seule à s’étaler sur tous les numéros.

Une anthologie un peu à la manière de Batman, Black & White (comme le rappellent John Arcudi et Kevin Nowlan au travers d’une belle banderole où The Goon se fait tailler un costard sur mesure par Spider) qui permet à des équipes artistiques très intéressantes de s’approprier un univers bien particulier. Les histoires étant limitées en longueur, il est complètement illusoire de pourvoir lire quelque chose de véritablement significatif (je ne dis pas que les histoires courtes sont forcément légères, hein, c’est juste que là, il n’y a pas la place). Pourtant, tous les récits sont comme des petites pièces qui s’ajoutent à l’univers qu’a crée Eric Powell, on voit forcément The Goon se battre avec des zombies (parfois même en second plan) ou contre-carrer tous ceux qui ne passent pas par la case "porte-monnaie" lors de création de certaines PMEs.
Ce qui fait plaisir, c’est que les histoires sont toutes drôles, ce qui diffère grandement de la série régulière. On va dans différents genre de comiques, du plus fidèle (The Goon met une pilée à des monstres plus grands que lui) jusqu’au plus vulgaire (Brian Posehn qui tient bien son allusion jusqu’au bout mais dont je me demande encore ce que sa bite à bonnet vient faire là - désolé, mesdames ...).

Côté dessin, c’est tout de même un pur plaisir. Je ne connaissais pas tous les artistes figurant dans cette anthologie même si certains noms ne m’étaient pas totalement inconnus. Bilan des courses : c’est superbe. La chimère de Ramos, les personnages déformés de Ryan Sook, les bastons de Tony Moore (qui utilise donc les zombies dans un contexte un peu plus fun), les collectionneurs d’os de Roger Langridge, la réunion de famille par Kevin Nowlan, du tout bon. Powell a su s’entourer de très bonnes personnes qui, la plupart du temps, sont très très fidèles aux personnages tels que Powell les a créés. J’imaginais que les différents styles nous présenteraient des allures différentes au Goon et à Franky mais finalement, ça n’est pas le cas même si on reconnaît cependant les artistes facilement.

The Goon Noir est donc un peu à l’image du 10ème TPB de la série mère, bien que réalisé 3 ans auparavant : un apéritif très agréable, amusant et qui flatte la pupille.

P.S. Ah, au fait, pour ceux qui se poseraient la question, Dwight T. Albatross est bel et bien un personnage de fiction créé par Powell (ce qu’a confirmé l’auteur dans les pages de courrier des lecteurs).


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