Onirique Comics 7.1

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The Filth - le résumé

mardi 6 mars 2007, par Mathieu Doublet

Résumés des épisodes

#1 : Us versus Them

Quelque part, des triplés mettent le feu à un quatrième homme.

En Angleterre, Greg Feely est un veuf et un type tout ce qu’il n’y a de plus banal : un boulot
quelconque, un animal de compagnie qu’il aime plus que tout, quelques revues porno, bref, aucune
révolution dans la vie de cet homme. Jusqu’au jour où une femme lui préviendra de "foutre la paix à la pourriture" et
que "la main ne lâche jamais prise" ... Plutôt médusé, Feely s’en retourne chez lui pour y trouver une femme nue
sous la douche et le trip de sa vie.

Car Greg Feely est en fait l’agent Ned Slade au service de la main. Mais tout ne se passe pas aussi bien que rêvé puisque
Slade a beaucoup de mal à laisser sa parapersonnalité de côté. Comme un petit enfant, Slade a dû mal à lâcher sa couverture.
En sortant de chez lui, sa partenaire lui explique que le cerveau des humains "normaux" ne peut pas supporter leur existance et
crée donc une espèce d’illusion. Deux personnes en costumes oranges et montant dans un camion poubelle avec le cul en forme de
mâchoire monstrueuse ne sont jamais allées chez Greg Feely : tout juste aura-t-il eu la visite de deux policiers.

Il va vite rencontrer ses camarades de jeu. A l’intérieur de l’organisation, il va rencontrer l’un de ses supérieurs : LePen (aucun lien de parenté avec un quelconque homme politique extrémiste).
LePen ressemble un peu à la déesse Shiva avec des stylos à la place des mains et un gros masque de plongée sur la tête. Celle-ci s’excuse auprès de Slade pour avoir interrompu sa retraite mais
la présence de Slade est vitale.

Ailleurs, un homme moustachu ressemblant aux triplés du début accompagne une jeune femme blonde, ancienne avocate transformée en machine vivante par le vice
d’un homme d’affaires indécemment richissimme, Simon. Cet homme moustachu présente à l’homme d’affaires tout simplement la mini-planète Terre conçue par le docteur Soon, une planète remplie
de I-life, des êtres vivants artificiels.

Note : Sharon Jones, l’avocate a une caméra dans un oeil et un écouteur dans le crâne la transformant en moyen de communiquer pour Simon. Elle parle d’ailleurs en
son nom. Morrison utilise du coup l’expression "Simon says" qui correspond au jeu "Jacques a dit".)

#2 : Perfect Victim

Ned Slade est en face de LePen et même si celle-ci s’excuse encore, que sa période de repos après une affaire "aussi extrême" n’était pas arrivé à son terme, Ned demande ce qu’il fout là.
Il est au sein de l’organisation de la Pourriture. Les agents de cette organisation sont donc exposés à tout ce qu’il y a de plus sale, de plus bizarre et de moins naturels en termes de lieux, de personnes
et d’expériences. Or un des agents a été contaminé. Il sait trop de choses pour être laissé en liberté et doit donc être neutralisé.

Il y a la Main (ou la paume) elle-même, ’celle qui torche le cul de la Terre’. Son but : garder le status quo. Tout ce qui pourrait trop changer l’ordre des choses doit être éliminé.

Il y a le doigt (comprendre un majeur levé) qui s’occupe des arts vénériens : tout ce qui est de l’ordre du sexe et du vice, dirigé par Babalon Mandrill.

Il y a les cornes, les experts des coins sombres de l’humanité : meurtres, haine, peur, aliénation, tout ça est de leur ressort. On les appelle aussi Science Gestapo.

Il y a le poing, les experts en guerre, stratégie, échecs (le jeu) et assassinat.

Il y a la fréquence (symbolisée par trois doigts), dirigée par LePen, ils se chargent de toutes les communications entre les équipes et comme le dit une affiche "s’occupe de les endormir quand nous opérons" ("les" correspondant aux humains bien entendu).

Et tout ça pourquoi ? Si Ned Slade a été ’réveillé’, c’est pour intercepter Spartacus Hughes, un agent renégat qui représente trop de dangers.

Celle qui la met au courant n’est pas LePen mais Mother Dirt (Mère Poussière), le supérieur de Slade.

Les I-life sont des sortes de Teletubbies microcospiques capables de communiquer avec les responsables de la maladie afin de les convaincre à devenir une cellule bienfaitrice. Ils ont été inventés par le docteur Soon Li qui
leur a crée un Terre à leur taille et ils peuvent être utilisés par les meilleurs chirurgiens. Malheureusement la pauvre docteur ayant oublié de leur donner un peu de soleil, ils l’ont tout simplement bouffé pour récupérer
l’énergie qu’ils se procurent habituellement par photosynthèse. Si les I-life arrivaient à atteindre la majorité des humains, ils pourraient tout simplement transformé toute l’humanité en une gigantesque crétinerie.
But de Slade : Détruire les I-life. Pour l’accompagner, il y a déjà la superbe Miami Nil, celle qui l’a sorti de la vie normale et Dmitri, le chimpanzé communiste sociopathe. De quoi, pour Ned, continuer à douter de la véracité de tout ce qu’il éprouve.

Arrivés sur les lieux, les I-life ont déjà contaminés une bande de gogo-dancers ainsi que quelques membres de la Main. Le milliardiare Simon, cherchant à pervertir toute chose, se félicite de son dernier coup d’éclat. Il décide de pisser sur la planète des I-life.
Qui en profitent pour remonter le courant et tuer le millardaire. Dans la foulée, ils prennent aussi le contrôle de sa "secrétaire".
Slade arrive à ce moment et se bat contre Hughes ou plutôt se fait battre par Hughes. Celui-ci cherche à lui faire comprendre quelque chose : tout le monde fait partie de cette merde et que "n’importe qui peut être Spartacus Hughes".
Toutes ces énigmes n’auront pas de réponses, puisque Dmitri décide de flinguer Hughes d’un balle dans la tête. Les nettoyeurs de la Main brûlent la Terre des I-life et quand Ned Slade demande des explications à LePen,
celui-ci refuse de lui en donner.

C’en est trop pour Slade qui décide plaquer The Hand une bonne fois pour toutes.

#3 : Structures And Ultrastructures

Deux personnages habillés comme des chauve-souris se battent contre des super-héros. L’un d’entre eux tue Ultra-Humanitarian, ce qui provoque la colère des autres. Les deux assaillants s’en sortiront ... en sortant des pages d’un comic-book laissant leurs ennemis
plus que perplexes. Herr Mercury et sa compagne sont récupérés par le vaisseau Crabe 1.

Mais la chef de Crabe 1 ne voit pas cette escapade comme une bonne chose. Un certain Secret Original serait même très fâché de ce qui vient de se passer. La Contuinuité va les pourchasser après ce qui vient de se passer et pour s’en sortir, ils vont avoir besoin
d’une très bonne explication. Mais Herr Mercury ne s’en fait pas, il sait que Secret fait partie du Paperverse depuis longtemps et qu’il sait que cette escapade est l’une des meilleures mises en scène qui vient de se produire. Les personnages viennent de lancer
un cliffhanger qui fera date. En attendant leur punition, Herr Mercury et sa compagne sont engagés dans la section de la Main dirigée par Ned Slade. Ils sont font tout de même secouer les puces par Secret Original, un super-héros paraplégique au visage bandé.
Pour le calmer (même si Mercury a une solution pour le crash de héros qui vient de se passer), Special Original reçoit un cadeau : le vrai Thermovolver d’Atom-Avenger en 2D.

Dans le quartier de Ned Slade, la vie suit son cours : il découpe des photos de fourmis devant sa fenêtre, des gamins jettent des pierres sur les drogués, il est appelé par la compagnie du téléphone qui lui conseille d’appeler les hotline sexuelles à un autre horaire
qu’à l’heure de pointe quand ça coûte horriblement cher. Et on lui rappelle que "La main n’abandonne jamais".
Malheureusement, son chat Tony dépérit, les gamins de se rue (qui le traitent de "podiophile") ont eu raison du chat de gouttière qu’il nourrissait et il garde dans son placard, bien ligoté et battu, sa parapersonnalité en lui indiquant que si, lui, veut être Ned Slade,
il n’y a aucun problème puisqu’il vient de démissionner. Mais la main ne lâche pas l’affaire et envoie Dmitri directement cher lui à la grande surprise de la voisine de Slade. Dmitri tente de lui faire comprendre qu’on ne peut pas renier ce que l’on est. Si Slade enterre
le chat de gouttière, c’est que c’est son destin et que, dans le fond, son boulot dans la Main n’est pas différent : il suffit juste d’enterrer d’autres choses. Le but est le même : nettoyer. Tout cela sous le regard de sa voisine qui n’en perd pas une miette. Elle entend
même à travers le mur toute l’histoire de Dmitri depuis sa transformation et sa formation par le KBG jusqu’à l’assassinat de Kennedy.

Secret Original retourne dans sa chambre à encre, là où il écrit mais peut aussi revoir le passé. Il souffre en revoyant le moment fatal où lui, Adam, quitte Eve pour aller voir ce qu’il y a dans l’Oversphere afin de libérer le monde et de lui redonner son libre arbitre.
Et le voilà dans un fauteuil roulant à désespérer de la condition de personnage de BD dont les vies sont créées par des monstres qui proposent même des versions indécentes et pornographiques des aventures de leurs héros.

Note : on arrive sur l’une des pistes de The Filth, à savoir la réflexion sur la création de la bande dessinée.
On notera la présence de la chambre à écrire et de Man-Ro qui nous donne Roman à l’envers. Cela ne veut rien dire pour les anglais qui iraient plutôt du côté de "novel" mais la coincidence est troublante.

#4 : S**t Happens

Dmitri a eu raison de Slade qui a bien été obligé de libérer sa parapersonnalité en laquelle il n’a strictement aucune confiance. Le boulot : un homme de quatre-vingt ans (ou bien qui les fait) est trouvé mort dans une décharge avec un mobile dernière génération et un permis de conduire à son nom
tout neuf d’un mois. Voilà qui intrigue bien l’inspecteur Thomas jusqu’à l’arrivée du Doctor Arno Von Vermun qui classe l’affaire "incident pour le moins bizarre" et qui déclare que la Main prend l’affaire en charge. Slade arrive sur les lieux à son tour. Les deux hommes sont coéquipiers.
L’homme de la décharge avait au moins 105 ans et a bel et bien été assassiné. C’est le sixième cas signalé à travers le globe.

Ils vont à la décharge sousterraine XXX, là où tout ce qui peut tourner autour du sexe se retrouve (et là où on retrouve aussi pas mal de cadavres de junkies, amenés là par erreur). Certains employés cherchent même à aller plus haut, histoire de voir s’il n’y a pas quelque chose de plus extrême,
et c’est là que de nombreux terrassiers ont clamé avoir vu une jeune fille nue courir sur les dunes de sexe. Le responsable de la décharge dit qu’il n’y avait jusque là pas fait attention, la plupart des gens consommant de la drogue et ayant régulièrement des hallucinations.

Mais le docteur comprend toutefois quelle est l’arme du crime : le temps. Apparemment, quelqu’un ayant le pouvoir de compression de la Main kidnappe des jeunes, les fait vieillir extrêmement rapidement et les ramène sur Terre sous forme de personnes bonnes pour le service gériatrique. Les deux hommes
sont en hélicoptère et continuent leur voyage à travers le désert proche de la décharge XXX. Mais la pilote cause un accident et c’est le crash. Là, les deux hommes errent dans le désert ne rencontrant plus aucune trace de vie humaine, il semble donc que leur destin soit conclu. Mais toute l’obsession du
docteur pour le temps, son accélération (même sur les choses inanimées comme leurs scaphandres qui commencent à se décomposer) certifient bien ce que pensait la Main. L’assassin n’était autre que le bon docteur et Slade est simplement là pour s’en assurer. Slade branche donc le tuyau d’urine sur le système
de respiration et le laisse se noyer. Celui-ci hurle qu’il n’y ait pour rien et que ce sont les millions de bactéries qui couvrent son corps qui sont responsables. Il meurt en criant à Slade de tout aller raconter à Max Thunderstone.

Slade arrive finalement à se sauver et n’a plus qu’une idée en tête : rentrer chez lui s’occuper de son chat.

#5 : Pornomancer

Anders Klimaks (qu’on pourrait traduire par Anders Orgasms) est un acteur de porno. Il prend son métier à coeur et au sérieux. Comme il le dit, si un acteur veut percer dans le métier, il lui faut une spécialité. Pour Klimaks, c’est la couleur du sperme qui change : en effet, le sien est noir. Et actuellement, la star a quelques problèmes avec la police.
Il faut dire que se balader à poil au milieu d’une autoroute avec un sac rempli d’articles pornos, c’est assez embêtant. Il est encore plus embêtant que l’acteur ne se souvienne pas comment il est arrivé là.

En tout cas, cela ressemble à une affaire pour la Main. Et c’est l’agent Jones qui s’y colle et elle est très impressionnée par l’engin de Klimaks quand elle lui demande un échantillon de sperme. Par contre, niveau souvenir, Klimaks n’est pas ce qu’il y a de plus fiable. Quand on lui parle de son apparition,
il y a cinq ans, il se souvient uniquement de ses débuts à Amsterdam. Et quand elle lui demande ce qu’il fait à Los Angeles, l’acteur ne sait pas vraiment pourquoi sinon qu’il est bien parti d’Amsterdam (il a les talons des billets avec lui) et qu’un e-mail avec une offre d’emploi lui a été envoyé.
L’agent Jones commence à se déshabiller tout en l’interrogeant et Anders lui raconte qu’il a été embauché par le Orson Welles du X, Tex Porneau. Les choses commencèrent très bien mais à un moment, Anders se rend compte que la piscine dans lequel lui et 5 ou 6 jeunes femmes se baignent n’est nullement remplie
d’eau mais d’une espèce de gelée. A partir de ce moment, Klimaks ne se souvient que d’une grande lumière et de cris. Il se retrouve par la suite sur l’autoroute.

Jones lui dit qu’elle sait déjà tout ça, qu’elle n’est là que pour prendre des échantillons. La pauvre est attirée par Klimaks et se rend compte bien trop tard que Klimaks l’a eue en grand coups de maxi-phéromones.

pendant ce temps, les deux flics s’occupant de Klimaks rendent visite à Porneau qui leur annonce que puisqu’ils sont ici, c’est "Baiser ou être baisé". Pour les deux agents des forces de l’ordre, ce sera la seconde option. Tout comme un pauvre livreur qui sera pris de force dans le jeu de Porneau. Le réalisateur
veut rester à la pointe du style et ne veut pas se faire enterrer par des petits jeunes aux dents longues. Il décide donc de créer le "Triple Imax 3-D super extreme hardcore" avec comme stars de son film des spermatozoïdes géants issus de la piscine dans laquelle Klimaks a forniqué.

Ned Slade et Dmitri arrivent sur les lieux. Jones intercepte Klimaks en ville et c’est à ce moment-là que l’armée de spermatozoïdes géants attaquent les sexes des femmes.

#6 : The world of Anders Klimaks

C’est l’alerte dans les locaux de la Main. En effet, les spermatozoïdes géants lancés par Tex Porneau attaquent tout ce qui a un vagin. Du coup, les agents féminins de la Main sur les lieux sont priés de rentrer à la base ou de se mettre à couvert. Pendant ce temps, LaPen (tiens, elle est passée à ’La’) envisage
toutes les conclusions possibles à cette attaque. Mais Slade n’est pas du genre à attendre que toutes les conclusions soient envisagées. Ils interceptent un spermatozoïde qui manque de transpercer Spector et récupèrent Anders Klimaks qu’ils interrogent.

Klimaks est un clone crée génétiquement il y a cinq ans par un laboratoire belge. Son sperme est capable de fertilisé même une grand-mère de 75 ans. Il est la réponse de la science à la baisse de la fertilité masculine à chaque génération.

C’est Miami Nil qui se charge de Tex Porneau. Grâce à son entraînement chez Babalon Mandrill, elle est capable d’avoir le dessus sur Porneau. Baiser ou être baisé, c’est au tour de Porneau d’en faire la difficile expérience d’autant plus que Miami vient de lui mettre dans le seul orifice disponible des oeufs à féconder.
L’arme de Porneau se retourne donc contre lui.

Avec Porneau détruit Klimaks pense qu’il est enfin libre. Toute l’équipe de Slade est désolée et ne sait pas comment s’y prendre pour achever l’acteur porno qui a gagné leur sympathie. Dmitri ne se pose pas ce genre de questions et lui colle une balle en pleine tête.
Le camion dispose du cadavre de Klimaks (changé soudain en poupée gonflable ?) et l’agent Jenesis Jones semble avoir une suite dans sa carrière. Slade est d’abord surpris puisque Jones est morte puis se souvient soudain ce qu’envisage Miami. Pendant le camion décharge dévore l’acteur porno, Slade veut rentrer chez lui.

Slade est chez lui : Tony est de plus en plus mal, et sa parapersonnalité semble avoir bu plus que de raison. Il a récupéré des objets de ses dernières missions : des I-life camouflés comme des algues dans son aquarium, une vidéo des Anal Quakers (dans laquelle Klimaks jouait le diable) ... Et soudain, une lueur de lucidité
atteint Slade : et si il était complètement fou ? Et si tout cela n’était qu’une hallucination ? Alors que Tony n’arrive même plus à marcher, Slade reçoit la visite de policiers. Ceux-ci ont un mandat d’arrêt pour fouiller sa maison.

Sans parler de tout l’attirail porno qu’il a chez lui, les policiers retrouvent dans sa poubelle mais aussi sous son canapé des photos d’enfants avec des têtes de fourmis (ce qui nous rappelle le Slade de l’épisode 3). Les polciers creusent aussi dans son jardin, pensant y trouver des morceaux de cadavres d’enfants mais
finalement, ils ne trouvent que le cadavre de chats. Slade est tout de même bon pour aller au poste.

Dans le futur, avec tous les enfants que Klimaks a déjà conçu, les habitudes changeront et chaque enfant aura les mêmes souvenirs et les mêmes connaissances que leur premier ancêtre. Les mêmes possibilités reproductrices aussi. Ainsi au fur et à mesure, la Terre va se peupler d’êtres ressemblant en tous points à Anders Klimaks et
l’importance du semen grandira et aura même le rôle de monnaie d’échange. Et tout le monde sera heureux dans le monde d’Anders Klimaks.

#7 : Zero Democracy

Peri ne devrait pas embarquer à bord du Libertania. Alors qu’ils sont à Venise pour le carnaval, elle et ses amis regagnent l’espèce de paquebot-village supportant la vie de plus de 100 000 personnes. Mais à bord de ce navire, force est de constater que les inégalités sont aussi présentes et que les habitants de la cale sont bien moins
traités que les nantis des plus hauts étages. La protestation inter-classe est déjà bien montée et il ne manque plus qu’une étincelle pour faire tout exploser.

Cette étincelle, c’est Spartacus Hughes (hé oui, pourtant il ne ressemble pas à celui que nous avons découvert en début de série) qui va l’apporter. Ce dernier arrive dans l’hélicoptère du président de la cinquième puissance mondiale qui ne trouve rien de mieux que de se faire quelques lignes de cocaïne avant de s’afficher en représantation officielle au
grand dam de son conseiller et chef de la sécurité Neville Quain.

Les deux hommes s’entendent à merveille et très rapidement, c’est l’escalade : les habitants du Libertania s’entre-tuent, Hughes et Quain ligottent le capitaine et lui font bouffer une mixture dont sa fille est l’ingrédient essentiel et cherchent à faire pousser des seins au président des Etats-Unis. La folie des moins lotis va grimper d’étage en étage, histoire de
grandir encore un peu plus le chaos ambiant.

De son côté, Ned Slade est toujours aux prises des policiers britanniques. Ni ses histoires de chat, ni celles de son éventuelle appartenance à une organisation supérieure à celle de la police ne semblent rien changer (d’autant qu’il ne trouve plus sa carte de la Main). Mais les policiers semblent chercher quelque chose d’autre : ils ne font pas partie de la brigade
des moeurs mais du contre-terrorisme. La vraie question arrive alors : qu’est-ce que Slade fait pour Max Thunderstone ?

Slade perd patience, plante un stylo dans le cou d’un des policiers, se débarassent des autres et s’enfuit. Il se retrouve face à une sortie d’égout de laquelle il extrait un tampon usagé sur lequel est écrit "Aidez-nous". Les policiers arrivent pour récupérer leur fugitif et Slade parle au tampon en demandant l’aide immédiate de la Main.

#8 : ♥*%$ Police

Ce n’est pas en racontant ses histoires que Slade va se faire aimer des policiers. Heureusement, son équipe vient le chercher. Aucun des membres ne comprend pourquoi Slade s’attache tellement à la vie complètement insignifiante de Greg Feely, Slade non plus d’ailleurs. Si ce n’est Miami qui pense que Tony a quelque chose à voir dans l’affaire. Pour l’heure, elle emmène
Ned Slade dans son vrai chez lui où les deux baisent en gauchers, en négatif comme Miami dit. Alors c’est parti pour une nouvelle session de jambes en l’air et ensuite, au boulot, puisque Spartacus Hughes a déclaré la guerre contre les Etats-Unis.

Et la folie a même gagné la côte en dehors du bateau Libertania. Les agents de la Main ont envoyé leurs plus gros moyens, y compris les hydrophages, des dauphins très hostiles et portant la croix gammée allemande sur leurs ailerons. Miami Nil explique aussi à Slade que tout cet acoutrement est fait pour induire chez les témoins un sentiment de saleté, de sexe freudien. Ainsi
ils ne se rappellent pas les avoir vus ou alors avec une gêne si immense qu’ils n’en parlent pas.

Miami et Ned atteignent le Libertania à bord de jet-skis. Entre temps, Slade apprend que Dmitri n’a pas tué qu’un porteur de Hughes et que celui-ci est beaucoup plus "mobile" que ça. Rejoints par leur équipe, ils se retrouvent confrontés aux habitants de Libertania bizarrement propres, en blouse avec des lunettes de soleil. Ils marchent, parlent et respirent d’une seule et même façon.
Ils se rapprochent et se regroupent que l’équipe de la Main ce qui stresse énormément l’agent Spector.

Slade rencontre Quain, Hughes et le président avec une paire de seins énormes. Hughes annonce à Slade qu’il est enfin arrivé au bout de son expérience. Et qu’après une certaine sauvagerie, les humains ont tendance à se réorganiser. Il vient de créer le prochain niveau d’évolution de l’espèce humaine, un super-organisme (que la Main est en train d’éradiquer).

Hughes se considère comme une fièvre qui va se répandre dans le monde s’il n’est pas arrêté. Il a fait partie de la Main mais a été infecté par tout ce qu’il a vu et par tout ce qu’il a compris. Il est devenu une anti-personne, une menace au Statut Q qui ne peut se reproduire que par la violence. Dmitri règle les comptes du président et de Hughes. Lui et Hughes semblent d’accord sur le
fait que certaines personnes n’ont plus confiance dans le président des Etats-Unis.

Le bateau commence à sombrer et Miami rassure que tous ceux qui pouvaient être sauvés l’ont été. Mercury quant à lui annonce que suffisamment de données comportementales, génétiques et idéologiques ont été prises pour éviter qu’un tel désastre ne se reproduise.

Chez lui, Greg Feely assiste à la débâcle du Libertania et au nettoyage par les requins d’eventuels survivants en direct aux infos et laisse mourir Tony le chat.

#9 : Inside the Hand

Ned Slade va chercher Tony chez le vétérinaire puisque sa parapersonnalité l’a laissé là-bas. Nul besoin de dire que tout le monde le regarde comme un fou et ne comprend pas pourquoi il veut maintenant enterrer son chat alors qu’il ne le voulait pas la veille et quand il parle de son clone malfaisant, ça n’arrange pas vraiment son cas. Ceci étant, il faut retourner travailler et il va rencontrer
Homme jaune / homme vert, le patron de sa section, accompagné par l’agent Spector (comme prévu lors du premier épisode).
Homme jaune / homme vert est composé de deux hommes, ils sont heureux de rencontrer Slade et lui disent qu’il peut leur poser toutes les questions qu’il veut, ils lui répondront sans mentir.

Slade apprend donc que le crack ("la faille" en VF mais nul doute qu’il y a un jeu de mots avec le nom de la drogue) est le moyen pour les agents d’entrer dans l’organisation de la Main. Slade apprend aussi qu’il est considéré comme un des meilleurs agents de la Main. Quand il va au bureau, il faut qu’il considère qu’il est sous toutes les choses, dans les tuyaux, là où on se débarasse des déchets.
C’est visiblement tout ce qu’apprendra Slade. HJHV lui diront qu’ils le réinitialise en tant qu’agent pour résoudre tous ces problèmes de mémoire et que la faille court en chacun de nous. Sans elle, nous serions aussi parfaits que des anges mais tout aussi ennuyeux.

Spector vient chercher Ned et l’emmène voir son patron à elle. En route pour un petit tour vers Science Gestapo mais nous n’en verrons rien. Du reste, Spector dit que dans leur service les choses sont ce qu’elles sont pas ce qu’on voudrait qu’elles soient. Elle admet aussi avoir donné de la drogue à Slade avant la mission qui a précédé sa retraite. Les deux agents ont ensuite une discussion sur ce qui
nous survit après qu’on meurt. Slade pense à l’âme, Spector à du simple ADN.

Slade se retrouve ensuite chez le fleuriste pour acheter des fleurs pour Tony. Il se fait réconforter par les marchandes émues de voir un homme âgé tenir autant à son animal.

Ceci semble n’être qu’une mise en situation. Spector suppose qu’une des femmes trouve les gros titres du journal en emballant les fleurs pour Tony. En lisant "Pedo-feely" (comme Greg Feely), il y a fort à parier qu’elles le découperaient en morceaux en un rien de temps. Slade répond que si elle savait qu’il était innocent, elles le cacheraient et ne comprend pas où Spector veut en venir. Elle lui dit que la moralité de l’histoire, c’est
de s’occuper de ses propres affaires. Pas comme Androcles qui retira une épine d’une patte d’un lion, pour le retrouver des années plus tard à se battre contre lui dans l’arène. Les lions le bouffèrent tout cru. Slade pense qu’il s’agit d’une fable et non pas de la représentation réelle des animaux. Spector lui dit qu’il n’a qu’à demander à son patron s’il veut en avoir le coeur net.

Et voilà Slade en face de l’amiral Nixonnoxin, un homme vivant dans une sphère de liquide vert. L’amiral lui dit qu’ils arrivent juste à temps pour voir le meilleur profil de la Main. Si Slade se demandait à quoi servait les dauphins et les sous-marins, il va avoir la réponse : à récupérer l’encre. Spector continue : l’encre donne la vie aux choses, il n’y a pas de Dieu, pas de Greg, pas de chat. Voilà comment
sont les choses.

Les premiers explorateurs furent étonnés de voir qu’ils vieillissaient à grande vitesse en présence de l’encre. Et l’organisation de la Main a été construite en 1952 quand les explorateurs utilisèrent la bombe atomatique pour rentrer dans le stylo. La faille, voilà le seul nom donné à cet endroit alors que d’autres donnent le nom d’Enfer.

Slade en conclut donc qu’ils font le travail du Diable ce qui semble logique à Nixonnoxin qui pense à toute la merde que la Main amasse. Si Belzbuth est le seigneur des mouches, alors tout cela a un sens. Cependant, l’amiral pense plutôt que les officiers de la Main font le travail des anges. Alors est-ce que la Main est celle du créateur qu’il aurait coupé et jeté aux ordures ? Est-elle toujours attachée au
créateur dans une dimension dont les hommes ignorent tout ? En vérité, tout le monde s’en fout. Tout ce qui compte, c’est l’encre.

En rentrant chez lui, Slade aperçoit qu’une femme (qu’on a déjà vu rôder dans le passé) est chez lui. Il s’agit de Sharon Jones, la femme pilotée par les I-life. Elle semble avoir fait quelque chose à Tony et semble très satisfaite que Slade ait gardé d’autres I-life dans son aquarium.

#10 : Man made God (un homme fait Dieu - mais aussi au cours du comic-book, un Dieu fait par l’homme)

Max Thunderstone est en relation avec celle qui semble être son médecin psychiatre (elle-même en présence des agents de la Main). Dans une pièce entourée de figurines et de comics consacrés à la série Status Quorum, il détient aussi Moog Mercury en otage. Il est en train de rassembler les esprits les plus grands de la planète (dont celui de Greg Feely).
Il est apparemment convaincu de l’apparition de Dieu après une crise du lobe temporal gauche du cerveau. Thunderstone s’est donc acheter une machine capable de créer une épilepsie à cet endroit grâce à un champ électromagnétique.
Pour atteindre ce bouton de Bouddha, il décide de créer la voie de la pacifisation violente, le Buddhismo (mélange de bouddhisme et de machisme - en VO bien sûr). Max Thunderstone va devenir le premier vrai super-héros. Il a même le pouvoir de créer des bulles de pensées visibles de tous au-dessus de sa tête. Max va ensuite dévoiler le complot de la Main et devenir un Dieu fait par l’homme.

En fait tout a commencé quand il s’est fâché avec sa mère car il avait acheté un billet de loterie plutôt que deux. Mais Max avait raison et le ticket qu’il donna à sa mère était le gagnant. Dommage qu’elle ait été cardiaque. Max avait 69 millions en poche, il pouvait donc devenir le super-héros dont il a toujours rêvé. Mais cela n’a pas été facile, il a dû modifier son propre corps qui le
satisfaisait jamais de peur que tout le monde se moque de lui s’il affichait en public sa condition de super-héros. Et puis pour être crédible, il fallait bien une agence de l’ombre autoritaire, la Main.

Il pense à tout cela alors que la Main envoie une escouade chez lui dont il se débarasse facilement. Pourtant Max n’est pas un mauvais bougre et malgré l’agent découpé en deux, Thunderstone se réserve d’utiliser un code de conduite non-violente quand il le peut. (Il désarme, paralyse ou endort les autres agents.) Et il s’enfuit avec son otage dans un des camions qui abritent un dauphin. Il lance
sa manoeuvre et enclenche la neuvième vitesse (neuvième art, quelqu’un ?) mais ... rien ne se produit. Il est arrêté par Ned Slade (que Max considère comme Greg Feely) qui l’accuse l’avoir lâché, lui et ses camarades, une parapersonnalité en liberté : Spartacus Hughes. Quant à ses caméras qui sont censées tout filmer, elles sont en fait redirigées vers un site de snuff (films mythiques ayant pour sujet
une mort non simulée). Max Thunderstone est donc neutralisé alors que son ami Larry a, comme Max l’avait supposé, bien réussi à gagner à "Qui veut gagner des millions ?". Dommage pour Larry qui avait gardé son "coup de fil à un ami" juste au moment où Max se fait prendre.

#11 : A very english nervous breakdown

Note : Myra Hindley et Ian Brady sont deux seria-killers qui ont été condamnés à la prison à vie pour le viol, torture et meurtre de trois enfants dans les années 60. Ils n’ont jamais jamais éprouvé de remords. Hindley est morte. Brady a aujourd’hui 64 ans. (Source : http://www.tueursenserie.org - si, si, ça existe ...)

Slade quitte Sharon Jones sous les yeux de ses voisins. Il a une petite discussion avec sa parapersonnalité et attend maintenant que la Main vienne à nouveau le rechercher. Si sa vie est complètement morte, alors plus rien de ce qu’il fera n’a d’importance. Il retire une affreuse peinture de clown accrochée au mur pour découvrir une oreille géante dans laquelle il plante un stylo.
Il décide de faire bouffer sa pâtée pour chat à sa parapersonnalité et arrive à la conclusion suivante : si cette parapersonnalité était vraiment programmée par la Main, elle n’aurait pas cherché à tuer Tony le chat puisque c’était ce qui comptait le plus dans l’existance de Greg. Le but de la Main était donc de détruire la vie de Greg et c’est donc lui, la vraie personne et pas Ned Slade.
Greg Feely est maintenant le numéro un sur la liste des anti-personnes. Et c’est logiquement Dmitri (que les voisins de Feely prennent pour un enfant) qui vient l’éliminer. Mais ce dernier se trompe et tue la parapersonnalité, laissant le temps à Feely de se débarasser du chimpanzé. Dmitri reprend la main mais c’est à ce moment-là que les voisins de Feely font irruption chez lui et découvrent
un spectacle traumatisant (entre le cadavre de la parapersonnalité et la télé couverte de chair et de dents ...). Un des voisins est tué par Dmitri avec l’utilisation toute particulière d’un parapluie. Dmitri est pourchassé par les voisins (qui s’excusent auprès de Greg Feely) et finit écrasé par un train.

Au QG de la Main, Babalon Mandrill demande à Miami Nil ce qui a bien pu se passer et pourquoi l’inclusion de Greg Feely dans leur rang n’a pas pris. Quand Miami exprime ses objections, Mandrill ne comprend pas et demande si l’agent Nil met en doute les dires de Mère Poussière qui est censée tout savoir. De toute façon, leur plan va fonctionner. Il leur suffit de reprogrammer la parapersonnalité
Spartacus Hughes, de la réinsérer dans Max Thunderstone et voilà la machine de guerre parée pour une bonne dose d’ultra-violence.

Slade arrive à la pharmacie du coin, la braque et arrive dans une salle de la Main. Là, les agents Spector et Mercury le rejoignent, essayant de lui faire comprendre qu’il est en train de péter les plombs. Mais Feely n’est pas fou et montre à ses anciens co-équipiers qu’il existe des éprouvettes avec leurs noms marqués dessus. En réalité, les agents de la Main sont tous des parapersonnalités. La Main
peut créer des agents tant qu’elle le veut. Mais Feely refuse et annonce la mort au Status:Q, laissant les deux agents libres de le suivre ou non.

#12 : Schizotype

Feely vient chercher Tony chez Sharon Jones. Malheureusement, il trouve la femme morte et se fait attaquer par Spartacus Hughes. Feely ne doit la vie sauve qu’à l’agent Spector, qui a changé d’avis et choisi son camp.

Dans le monde la Main, tout n’est pas rose non plus puisque Moog Mercury écrit des scripts plus ou moins étranges qui ne manquent pas d’attirer l’attention d’Harley Church : elle sait que quelque chose cloche. Secret Original aussi. Dans le monde en 2 dimensions, il n’a aucun sentiment. Au moins, dans le monde en 3 dimensions, même s’il n’érouve que des souffrances, il arrive à sentir quelque chose.
Alors il décide de garder le Status:Q. A la grande surprise de l’équipage de Crabe 1, la machine s’emballe et le script s’écrit tout seul. Laissant à Eve, la femme de Secret Original, la possibilité de passer à travers un portail
mystérieux.

Secret Original demande à Moog s’il espérait que les super-héros 2-D pouvaient entrer dans l’Oversphere pour le ramener chez lui. S.O. révèle à Moog (qui désespère d’être même moins réel que le personnage de BD) qu’il a compris quelque chose : qu’en sortant de la BD, il n’était plus le super-héros parfait mais bel et bien, un vilain hideux, un monstre. Et qu’il allait détruire notre monde de la façon dont
nous avons détruit le sien. Eve arrive enfin sur les lieux mais le passage à la 3-D a des effets désastreux sur la jeune femme. Secret Original prend un thermovolver et se tire dessus.

C’est l’état d’urgence dans la Main. Max Thunderstone n’est toujours pas mort et Feely et Spector aimeraient bien s’en débarasser. Ils n’y arrivent qu’en passant dans le monde où le temps s’écoule plus vite. Thunderstone tombe dans la mer et se fait bouffer par les dauphins. Feely pense qu’il est encore temps de se sauver mais pour Spector, qui a un cancer lymphatique et seulement six mois à vivre, la sentence est prononcée.

Chez lui, Feely écrit ce qui ressemble à une lettre d’adieu. Il a ingéré des dizaines d’aspirines (des Para-tablettes) et écrit qu’après l’arrivée dans la pharmacie avec une arme à feu, les psychiatres qui le considèrent comme un homme violent n’ont peut-être pas tort. Du coup, Greg aurait négligé Tony et l’aurait laissé mourir. Il aurait inventé tout cette histoire de Main seulement pour se protéger du fait qu’il était un
pervers alcoolique. Il entend la sonnerie de sa maison mais s’effondre le stylo à la main avant d’atteindre le seuil de sa cuisine. Par terre, il semble voir le monde extérieur de la Main alors que les policiers l’attendent à la porte.

#13 : Them vs Us (on notera la symétrie avec le premier épisode)

Greg Feely est dans les locaux de la Main et fait son chemin tuant tous ceux qui l’empêcheraient de passer. Il retrouve l’usine qui produit les parapersonnalités et retrouve Tony en train de se faire laver le cerveaux à grands coups d’images subliminales. Il passe devant Miami Nil qui tente de le convaincre que le système doit être parfait et que l’attaquer revient à attaquer notre propre système immunitaire. Greg ouvre la porte du
Chef et trouve LaPen. Il essaie de lui tirer dessus mais elle le désarme d’une phrase. Il la démasque et voit l’horrible personne qui se cache. Il veut la tuer mais Miami l’en empêche en expliquant à LaPen que Feely veut seulement leur montrer qu’elles sont des personnes comme les autres et qu’elles ne sont pas au-dessus du lot. Qu’elles doivent aussi être confrontées à l’horreur et à la vérité. En voyant la détresse de LaPen qui a,
selon Nil, été violée quand elle était au Tchad, il ne peut pas se résoudre à la tuer. Nil ajoute qu’elles sont comme tout le monde : elles font leur travail jusqu’à ce qu’elles soient remplacées.

Alors Feely continue son chemin jusqu’à rencontrer Mère Poussière. Il voulait que tout ait un sens mais finalement, tout n’est que de la merde. Il demande donc à Mère Poussière ce qu’il doit faire de ce qu’il a entre les mains et elle lui conseille d’en mettre partout sur les fleurs.

Chez lui, Feely fouilles poubelles et se retrouve en face d’un jeune homme qui va jeter des fleurs fânées. Le jeune homme lui demande s’il n’est pas le pédophile du coin quand Feely lui parle "des petits". Or non, il ne parlait pas d’enfants mais bel et bien des I-life qui lui ont sauvé la vie. Alors le jeune homme le fait monter chez lui ou plutôt chez son pote qui est tombé gravement malade après avoir trouvé une main de singe sur les
voies ferrées et un joint absolument énorme dans une veste en cuir. Son hallucination le conduira dans un camion à ordures. Depuis il est cloué au lit en train de baver et son pote s’occupe de temps en temps de lui. Greg s’approche et lui dit que les I-life vont bientôt faire leur travail et que le malade ira bientôt mieux.

Devant un arrêt de bus, Miami Nil rejoint Feely et lui propose de rejoindre la Main qui a été relocalisée dans un endroit bien plus sympathique. Feely refuse préférant changer le monde ici sur Terre. Et le monde est en effet en train de changer, des fleurs étranges poussent partout, des objets extraordinaires sont mis en vente,
des mères de famille poussent des essaims d’abeilles dans leur poussette. Le monde change et Greg Feely est l’un des agents du changement.

Note : certains se sont peut-être explosés les yeux (ou ont utilisé une loupe pour deux cadres de texte en fin de dernier épisode). Voilà ce que j’ai pu déchiffrer :

Case 1 : « Don’t you wish the readers could make out what I am typing here ? Then they would know the dreadful secret of I-life captions
that have been described by the writer as (screen watches here) like tiny little voices in the distance. You see when the copy is not meant to be read.
It’s my big chance to break into print (?) but nobody will ever be able to read this stuff. This is too darned small I don’t even know if you can read it on the ..., Karen. If you can, however, let me take this opportunity to thank you for the opportunity to letter ... issues of Filth !
 »

Case 2 : « More unreadable dots leads us into the real stuff that grant actually intended to be read !

The dreadful secret of ... »

Et voilà ma traduction :

Case 1 : Vous aimeriez bien lire que les lecteurs arrivent à lire ce que je tape là ?S’ils le pouvaient, ils connaîtraient le terrible secret des textes des I-lifes qui sont décrites par le scénariste comme des ... comme des petites voix au loin.

Vous voyez quand le texte n’est pas fait pour être lu.

C’est ma chance de percer dans le milieu mais personne ne sera capable de lire tout ça. C’est vraiment trop petit et je ne sais pas si tu pourras le lire sur le ..., Karen. Si tu peux, laisse-moi profiter de l’occasion pour te remercier de m’avoir laissé lettrer ces numéros de The Filth.

Notez que "Karen" renvoit sans doute à Karen Berger, la chef du label Vertigo.

Case 2 : Encore plus de petits points illisibles nous mènent vers les vrais choses que Grant avait prévu de vous faire lire ! Le terrible secret ...

Je vois que ça vous avance !


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Messages

  • D’abord, un grand bravo pour le résumé.
    ça prend du temps et on voit que tu as bien fait en sorte de ne rien manquer.

    Ensuite, merci pour certaines précisions comme "crack" pour la faille. S’il passe par une pharmacie pour avoir accès à la Main, on peut penser qu’il y a allusion à "crack".
    De même, bouddhismo comme amalgame de bouddhisme et machisme. J’avais pensé à bouddhisme et Bushido en fait.

    Bref, du bon boulot.
    Maintenant, reste à voir ton analyse sur le tout pour voir si tu es capable de bien tout expliquer pour que ça fasse un tout cohérent.
    Là, c’est moins évident. ;-)

    Ah, pour 9ème art, tu sais que c’est la bande-dessinée, n’est-ce pas ? ;-)

    • Oui je suis au courant pour le 9ème art. Comme quoi, un article comme celui-ci se prête à la clareté et non pas à l’allusion.

      Pour bouddhisme et bushido, pourquoi pas ? Si le terme reste bouddhismo en VF, ça collerait tout à fait.

    • C’est le même. Mais bon, le traducteur a aussi pu ne pas comprendre ce à quoi Morrison faisait allusion et laissé ainsi pour ne pas risquer de dénaturer.

      Soit dit au passage (et sans rapport aucun avec le fond), l’inconvénient de ce genre de long résumé de l’ensemble des épisodes est que nous ne pouvons pas réagir à tout.
      Je veux dire que lorsqu’on parle d’un seul épisode ou bien d’un arc ou une mini-série pas aussi dense que les épisodes de The Filth, ça va.
      Ici, il y a tant à dire que mieux vaut se contenter de n’aborder que les points essentiels.

      Ce n’est pas là une critique de ma part mais plutôt une justification vis-à-vis de toi. Car tu pouvais espérer des commentaires plus longs et approfondis.

  • concernant l’Homme jaune / homme vert il me semble important de mentionner qu’il s’agit là d’une référence directe au travail de GILBERT & GEORGE artistes contemporains anglais